•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Policier du SPVM agressé : le suspect comparaîtra vendredi

Un policier parle devant des journalistes et des photographes.

Devant le quartier général du SPVM, l’inspecteur David Shane a notamment expliqué que l'ADN du suspect avait été retrouvé sur les lieux de l'agression.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Un suspect accusé d'être l'auteur de l’agression d'un policier du SPVM, une attaque initialement attribuée par erreur à Mamadi Fara Camara, a été arrêté à Toronto. Il comparaîtra vendredi à Montréal.

Ali Ngarukye est âgé de 21 ans. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) affirme qu'il est connu des services de police en Ontario pour des antécédents de fraude.

Le suspect devra faire face à sept chefs d'accusation, notamment de tentative de meurtre, de voies de fait graves contre un policier, d'avoir désarmé un agent de la paix et d'avoir déchargé une arme à feu, en plus d'être accusé d'avoir volé deux voitures, une Hyundai Elantra et une Honda CRV.

Le SPVM a expliqué que l'ADN du suspect a été retrouvé sur les lieux de l'agression. Celui de la victime était présent sur des objets qui appartenaient au suspect. L'arme qui a blessé l'agent Sanjay Vig n'a pas encore été retrouvée, mais des perquisitions sont en cours.

La police ne peut pas, pour l'instant, confirmer un mobile pour ce crime. Le suspect aurait agi seul.

« Une pensée particulière » pour Mamadi Camara

L'homme est coiffé d'un képi bleu marine, ceint de motifs dorés.

L'inspecteur David Shane a tenu à souligner l'épreuve qu'a traversée le premier suspect arrêté par erreur.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

L'inspecteur David Shane a affirmé en conférence de presse jeudi que le SPVM avait une pensée particulière pour Mamadi Fara Camara.

« Nous espérons que l'arrestation du véritable suspect dans cette affaire lui permettra de clore un chapitre sur cet événement aux conséquences importantes pour lui. »

— Une citation de  David Shane, inspecteur au SPVM

Mamadi Fara Camara, qui venait de recevoir un constat d’infraction pour avoir conduit avec un cellulaire au volant, a été arrêté dans l'heure suivant l'agression, le 28 janvier dernier. Le lendemain, il a été accusé de tentative de meurtre sur le policier, une inculpation qui s'est avérée erronée.

Le 3 février, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a mis fin aux procédures contre lui, après avoir reçu de nouvelles informations en provenance de la section des crimes majeurs du SPVM. Mamadi Fara Camara a été libéré après avoir passé six jours en prison. Il en est ressorti traumatisé.

Le lendemain, le directeur du SPVM, Sylvain Caron, a promis des excuses à Mamadi Fara Camara, excuses finalement présentées le 5 février lorsque les accusations ont été abandonnées et M. Camara disculpé.

Depuis, des voix se sont élevées pour réclamer une enquête publique indépendante sur la question, ce que le gouvernement du Québec a exclu.

Toutefois, il y aura bel et bien une enquête pour évaluer le processus ayant mené à l'arrestation de M. Camara, dont le mandat a été confié au juge Louis Dionne. Le DPCP compte aussi examiner de près le traitement judiciaire qu'a reçu ce dossier.

Avec les informations de La Presse canadienne

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.