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Joe Biden défend son bilan dans une première conférence de presse en 65 jours

Joe Biden.

Le président américain, Joe Biden, a été confronté à des questions sur la pandémie, l'immigration ainsi que les relations avec la Chine et la Corée du Nord au cours de sa première conférence de presse, le 25 mars 2021.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Radio-Canada

Le président américain annonce qu'il double son objectif de vaccination contre la COVID-19. Joe Biden promet que 200 millions d'Américains auront reçu une dose dans les 100 premiers jours de son mandat, alors qu’il visait initialement 100 millions de personnes vaccinées, un seuil atteint vendredi dernier.

Le président américain Joe Biden a tenu jeudi sa première conférence de presse formelle, plus de deux mois après son investiture. C'est la première fois en un siècle qu'un nouveau président des États-Unis tarde autant à faire face à la presse, bien qu'il ait ponctuellement répondu aux questions des journalistes dans des cadres plus informels.

Il a profité de son allocution de départ pour vanter son bilan vaccinal et a confirmé qu'il envisageait de se représenter à la présidentielle de 2024 en conservant Kamala Harris comme vice-présidente.

Les journalistes l’ont questionné tant sur des enjeux à l’international, comme les missiles lancés par la Corée du Nord et la relation tendue avec la Chine, que sur les enjeux à l’interne, comme le délicat dossier de l'afflux de migrants à la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Plan de relance économique et obstruction systématique

J'ai dit d'emblée que les problèmes les plus urgents pour le peuple américain étaient la COVID-19 et la crise économique pour des millions d'Américains, c’est pour cette raison que je me suis concentré sur ces problèmes particuliers au début de mon mandat, a-t-il expliqué, en vantant son gigantesque plan de relance de 1900 milliards de dollars américains.

Les perspectives économiques s'éclaircissent au pays, selon lui. Depuis qu'il a été adopté, une majorité d’économistes ont considérablement augmenté leurs projections sur la croissance économique de 2021. Ils prévoient maintenant qu'elle dépassera 6 % de croissance du produit intérieur brut.

Il a toutefois souligné que l'économie était toujours loin d’une reprise complète et qu'il y avait encore trop d'Américains au chômage, trop de familles en souffrance.

Le président américain se dit par ailleurs ouvert à mettre en place des mesures plus agressives pour limiter ou même abolir l’usage du filibuster au Sénat, l’obstruction systématique qui a donné du fil à retordre aux démocrates pour adopter le plan d’aide économique pour la COVID-19. Il estime que cette technique a été utilisée de manière abusive.

Mes collègues républicains vont devoir déterminer si nous voulons travailler ensemble ou s’ils préfèrent simplement diviser le pays, a-t-il déclaré.

En vertu des procédures de la Chambre haute, il faut l’appui de 60 des 100 sénateurs pour éviter l'obstruction systématique, qui rend l’adoption d’un projet de loi beaucoup plus incertaine.

Afflux des migrants à la frontière américano-mexicaine

Critiqué par les républicains pour avoir assoupli les règles liées à l’immigration, Joe Biden a relativisé l’afflux grandissant des migrants en disant que cela arrivait tous les ans et n'était en aucun cas lié à sa politique.

Le président américain a aussi déclaré que la majorité de ceux qui se présentaient à la frontière étaient renvoyés, à l'exception des enfants. Son administration travaille à la mise en place de lits et d'autres installations, a-t-il affirmé, afin que les enfants détenus par la patrouille frontalière puissent être transférés.

En campagne électorale, Joe Biden s'est engagé à effacer une honte morale et nationale héritée de son prédécesseur Donald Trump, à savoir la séparation de milliers de familles de migrants, dont certaines n'ont toujours pas été réunies. Mais plus de 5200 mineurs seraient actuellement détenus par les autorités à la frontière, selon des médias américains, un nombre bien supérieur au pic enregistré sous la présidence Trump.

Il a d’ailleurs confié cette question à sa colistière Kamala Harris, qui sera responsable des négociations diplomatiques avec les pays concernés.

Politique étrangère

Questionné sur l’importance de la Corée du Nord au sein de sa politique étrangère, Joe Biden a répliqué que c’était sa priorité numéro un. Il promet une réponse concertée avec les partenaires et alliés en cas d’escalade des tensions. Nous répondrons en conséquence, a-t-il affirmé. Il se dit tout de même prêt à faire preuve de diplomatie à la condition de la dénucléarisation. La Corée du Nord a lancé jeudi deux missiles dans la mer du Japon, ce qui viole plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU.

Joe Biden a indiqué jeudi que les États-Unis n'avaient pas l'intention de rester longtemps en Afghanistan, mais qu'il serait difficile de tenir l'échéance d'un retrait des troupes américaines au 1er mai. Ce n'est pas mon intention de rester là-bas longtemps, a-t-il assuré, tout en insistant sur le fait qu’il serait dur de tenir l'échéance du 1er mai pour des raisons stratégiques.

Le président américain a répété qu'il ne cherchait pas la confrontation avec la Chine, comme il l’a dit dans le passé au président chinois Xi Jinping, mais qu’il insiste pour que son rival économique respecte les règles internationales. Nous savons qu'il y aura une compétition féroce, mais nous insisterons sur le fait que la Chine respecte le droit international – une concurrence équitable, des pratiques équitables, un commerce équitable.

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