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Des élèves d’une école de Calgary se mobilisent contre les violences sexuelles

Une jeune femme tenant un panneau sur lequel est inscrit un slogan contre les violences sexuelles.

Le meurtre de Sarah Everard, dont le meurtre a déclenché un tollé national et un débat houleux sur la sécurité des femmes au Royaume-Uni, a inspiré la tenue de cette manifestation.

Photo : Radio-Canada / Terri Trembath

Radio-Canada

Une soixantaine d’élèves sont sortis mercredi de l’école intermédiaire de Twelve Mile Coulee, au nord-ouest de Calgary, pour protester contre le harcèlement sexuel.

Une élève de 9e année a planifié le mouvement après avoir appris le meurtre de Sarah Everard, qui a déclenché un tollé national et un débat houleux sur la sécurité des femmes au Royaume-Uni.

J’ai l’impression que c’est extrêmement courant. J'ai été [moi aussi] touchée sexuellement, raconte la jeune organisatrice, âgée de 14 ans, Ellee McInnes. Je crois qu'à la fréquence où ça arrive actuellement, cela devrait être un sujet de discussion et de sensibilisation pour plusieurs élèves, ajoute-t-elle.

Ellee McInnes espère avec son initiative créer une discussion entre ses pairs afin de les pousser à réfléchir davantage à l’importance de cette question.

Les choses doivent changer, affirme Ellee McInnes. Cela ne devrait pas être un sujet à éviter pour les hommes ni les femmes, et les personnes qui ont vécu ces expériences ne devraient pas rester cachées.

Ellee McInnes et sa mère Melanie Isabelle lors de la manifestation, à l'extérieur.

Ellee McInnes (à gauche) et sa mère, Melanie Isabelle (à droite), durant la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Terri Trembath

Entre les panneaux et les slogans des manifestants se trouvait aussi la mère d’Ellee McInnes, Melanie Isabelle. Ils en ont assez d'être sexualisés, ils en ont assez d'être abusés et ils sortent bruyamment en groupe pour être prêts à se battre pour eux-mêmes, a-t-elle déclaré en soutien à sa fille et aux jeunes qui manifestaient.

Un changement de mentalité est nécessaire pour mettre fin aux agressions sexuelles des femmes et des filles qui existent depuis toujours, estime Melanie Isabelle.

Les parents doivent en être conscients. Les écoles doivent en être conscientes. Les enseignants, les groupes d'amis se défendent les uns les autres, travaillent les uns avec les autres pour mettre fin à ce type de culture, ajoute-t-elle.

Réponse de l’école et du CBE

Derek Rakowski, le directeur de l'école intermédiaire Twelve Mile Coulee, a écrit une lettre (Nouvelle fenêtre) (en anglais) aux parents et aux tuteurs avant la manifestation pour leur faire savoir que le personnel de l’école avait parlé aux élèves au sujet de la manifestation.

En tant qu’éducateur et chef d’établissement, je pense que nous devons utiliser cet événement pour engager des discussions à propos de cette question, écrit-il dans la lettre. Il s’agit, selon lui, d’une excellente occasion d'apprentissage à utiliser pour les parents et les élèves.

Le Conseil scolaire public de Calgary (CBE) a déclaré dans un courriel envoyé à CBC/Radio-Canada que la manifestation n’est pas un événement sanctionné par le CBE .

Bien que nous soutenions la voix et l'engagement des élèves, nous n'encourageons pas la participation et nous n'empêchons pas les élèves de sortir ou d'entrer à l'école à la fin de la manifestation, précise cependant le CBE.

L'école intermédiaire et le bureau régional de Twelve Mile Coulee examineraient désormais les attentes en matière de comportement et de conduite avec l'ensemble de la communauté scolaire, selon le CBE.

Avec des informations de Natalie Valleau, de CBC.

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