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Violence conjugale : le financement se fait attendre dans des ressources de la région

Une femme se cache le visage avec sa main.

La vulnérabilité des femmes violentées a grandement été accentuée avec la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le Québec est ébranlé par sept féminicides en sept semaines. Le gouvernement promet de mettre les ressources nécessaires pour s’attaquer au fléau de la violence conjugale, mais les ressources tardent à se rendre jusqu’aux maisons d’hébergements.

L’établissement La Séjournelle à Shawinigan s’attend à recevoir cette semaine des sommes consenties en décembre. Selon la ressource, ces sommes devaient être dépensées d’ici la fin mars.

La Séjournelle a dû s’endetter pour faire l’acquisition d’unités de logement pour accueillir davantage de femmes et d’enfants pour des périodes plus longues.

En plus de ces logements longue durée, l'organisme offre aussi des logements d'urgence et un accompagnement pour s'assurer de la sécurité des femmes hébergées.

Une femme qui a eu recours aux services de La Séjournelle a témoigné de l’importance d’une telle ressource. C’est une aide dont on a vraiment besoin , a déclaré celle qui a raconté avoir subi de la violence conjugale sous toutes ses formes.

Celles qui sont ici ont choisi de sortir de là, ont choisi d’avoir une meilleure vie.

Une citation de :témoignage d'une femme qui a eu recours aux services de La Séjournelle

La directrice de La Séjournelle, Denise Tremblay, craint que les meurtres des dernières semaines ne soient que la pointe de l’iceberg.

Il y a énormément de femmes qui, actuellement, vivent dans de la violence conjugale très intense et qui ne peuvent pas sortir, qui ne peuvent pas appeler, qui se font menacer de se faire tuer si jamais elles dénoncent , a-t-elle expliqué.

Il y a énormément de situations très graves de violence conjugale à l’heure actuelle et on ne les voit pas ces femmes-là.

Une citation de :Diane Tremblay, directrice de La Séjournelle

Besoin d'aide?

Contactez SOS violence conjugale au 1 800 363-9010 ou au sosviolenceconjugale.ca (Nouvelle fenêtre).

De l’aide attendue pour la prévention aussi

L’organisme l’Accord Mauricie, qui vient en aide aux hommes violents, croule aussi sous les demandes.

À certains moments depuis le début de la pandémie, il y avait jusqu’à six mois d’attente pour joindre un groupe de soutien de cet organisme qui est le seul en Mauricie à desservir cette clientèle.

L’organisme manque de ressources financières et humaines.

Le travail des intervenants peut faire une différence entre la vie ou la mort, souligne la directrice Claudia Champagne. À plus d’une reprise dans le processus, on va vérifier avec eux les idées d’homicide, les idées de vengeance, les idées de suicide. On ne passe pas par quatre chemins.

C’est surprenant à quel point les hommes s’ouvrent et disent vraiment ce qu’ils pensent , a rapporté la directrice de L’Accord Mauricie. Souvent, c’est une façon pour eux de demander de l’aide, de dire : '' oui, j’ai déjà pensé à tuer ma conjointe. ''

Tous s’entendent pour dire qu’il faut davantage d’argent pour les ressources, mais aussi pour la prévention et l’éducation pour prévenir la violence conjugale.

Avec les informations d’Amélie Desmarais

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