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Désinformation : les géants numériques de nouveau dans le tordeur des élus américains

Mark Zuckerberg boit de l'eau en témoignant devant le Congrès américain.

Facebook, Twitter et Google sont dans le collimateur des représentantes et représentants américains à cause de leur immense pouvoir économique et politique.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Agence France-Presse

Les patrons de Facebook, de Twitter et de Google sont convoqués jeudi par une commission parlementaire américaine pour une audition sur la désinformation sur les réseaux.

On prend les mêmes et on recommence : ce sera la quatrième audition par caméra interposée de Mark Zuckerberg (Facebook) et Jack Dorsey (Twitter) depuis juillet dernier aux États-Unis, et la troisième pour Sundar Pichai (Google).

Les trois géants numériques sont dans le collimateur des représentantes et représentants américains à cause de leur immense pouvoir aussi bien économique que politique.

Jeudi, les questions doivent porter sur leur rôle dans la propagation des fausses rumeurs sur les vaccins contre la COVID-19, par exemple.

L'assaut contre le Capitole fait hausser le ton

L'autorégulation de l'industrie a échoué, constate la commission de la Chambre des représentants pour l'énergie et le commerce dans sa convocation.

Les spécialistes s'attendent à une nouvelle session théâtrale, où les questions ressemblent souvent à des accusations sans appeler de véritables réponses et ne débouchent sur aucun changement concret.

Mais cette audition aura un parfum particulier, puisque les représentants et représentantes ont vécu des émeutes dont les racines se trouvent notamment dans la désinformation.

Les trois dirigeants vont défendre l'arsenal sans précédent de mesures prises pour juguler la désinformation, les appels à la violence et les tentatives de discréditer le processus démocratique.

Une réforme envisagée

Au cœur de ce débat se trouve la Section 230, la loi de 1996 qui protège les sites d'hébergement contre les poursuites liées aux contenus publiés par des tiers, pierre angulaire des réseaux sociaux.

Bien des parlementaires veulent la réformer, comme le sénateur Mark Warner et les sénatrices Mazie Hirono et Amy Klobuchar, qui défendent une loi facilitant les recours en justice contre les plateformes.

Mark Zuckerberg va proposer qu'au lieu de l'immunité, les plateformes soient obligées de mettre en place un système pour reconnaître les contenus illégaux et les retirer, sans pour autant être tenues responsables de la moindre publication qui passerait entre les mailles du filet.

Ces systèmes seraient proportionnels à la taille de la plateforme et déterminés par une tierce partie afin que les grandes entreprises ne soient pas avantagées par rapport aux jeunes pousses.

L'administration Biden sur l'offensive

La session de jeudi pourrait se résumer à des échanges vifs et à de bonnes intentions, mais la pression ne va pas retomber.

Joe Biden a envoyé des signaux clairs aux GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) en s'entourant de personnalités connues pour leur approche sévère.

Tim Wu, professeur à l'Université Columbia et défenseur de lois plus strictes, a rejoint le prestigieux Conseil économique national de la Maison-Blanche.

Et le nouveau président a confirmé cette semaine son intention de nommer la juriste Lina Khan, une autre professeure de Columbia hostile aux monopoles des géants numériques, à la tête de l'agence américaine de la concurrence.

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