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La politique de modération de Facebook est partiale envers les personnalités publiques

Un dessin d'une personne de couleur tenant un téléphone dans sa main. Des têtes émergent du téléphone et semblent insulter la personne, qui affiche un air triste.

Facebook ne traite pas les personnalités publiques de la même manière que les autres internautes sur sa plateforme.

Photo : iStock / Anna Drozdova

Radio-Canada

Les politiques de modération de Facebook quant à l’intimidation et au harcèlement sont bien différentes pour les personnalités publiques, si on les compare à celles qui s'appliquent à la population, selon un document interne obtenu par The Guardian.

Daté du mois de décembre 2020, le document de quelque 300 pages contenant les politiques de modération de Facebook sert à former les modérateurs et modératrices du réseau social à cibler, entre autres, les contenus abusifs à supprimer.

En feuilletant le document, The Guardian a appris que la plateforme ne tolérait pas les appels à la mort des individus, mais qu'elle le faisait pour les personnalités publiques.

Pour que Facebook intervienne, il faut que la personnalité publique ait été directement identifiée dans la publication ou dans le commentaire, selon ce que rapporte le média. Ainsi, si elle est ciblée en étant nommée, sans hyperlien vers son compte, le réseau social n’intervient pas.

Pour les individus, notre protection va plus loin : nous supprimons les contenus qui visent à dégrader ou à faire honte, y compris, par exemple, les allégations sur l'activité sexuelle d'une personne.

Une citation de :Extrait du document de Facebook obtenu par The Guardian

Par personnalités publiques, Facebook entend les personnes mentionnées dans le titre, le sous-titre ou l'aperçu d'au moins cinq articles d'actualité au cours des deux dernières années. Le réseau social classe aussi dans cette catégorie les comptes qui ont plus de 100 000 abonnements, comme ceux de journalistes, de leaders d’opinion ou de vedettes de cinéma.

En réponse à The Guardian, un porte-parole du réseau social a indiqué que ce traitement spécial était en place afin de permettre la discussion, qui inclut souvent des commentaires critiques sur les personnes présentes dans les médias.

Ce porte-parole du réseau social a toutefois précisé à The Guardian que Facebook supprimait les discours haineux et les menaces de préjudice grave, peu importe qui est visé, et a ajouté que la plateforme étudiait d'autres moyens de protéger les personnalités publiques contre le harcèlement.

Avec les informations de The Guardian, et Business Insider

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