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Au moins un cas de variant présumé dans la MRC de Rimouski-Neigette

Des drapeaux sont en berne au centre-ville de Rimouski, le 11 mars 2021.

Des cas présumés de variants ont été répertoriés dans trois MRC bas-laurentiennes dont celle de Rimouski-Neigette (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Le Bas-Saint-Laurent compte désormais 44 cas présumés de variants, selon la direction de la santé publique régionale. Ces cas sont répartis dans trois MRC, soit celles de Rivière-du-Loup, du Kamouraska et également dans celle de Rimouski-Neigette.

En entrevue à l'émission Même Fréquence, le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le Dr Sylvain Leduc, a avancé que le ou les cas présumés de variant détectés dans la MRC de Rimouski-Neigette ne se retrouvent pas dans une école.

Si c'était dans les écoles, on interviendrait dans des écoles, alors vous le sauriez, a-t-il précisé.

Qu'est-ce qu'un cas présumé de variant?

Un variant est une mutation génétique d'un virus. Au Québec, les principaux variants présents sont ceux de souches britanniques ou sud-africaines.

Les variants sont normalement plus rapides et plus faciles à transmettre que le virus ordinaire de la COVID-19.

On parle de cas présumés de variant de COVID-19 tant que la souche ou l'ADN du virus n'a pas été déterminée.

Cette souche est déterminée après le séquençage des échantillons au laboratoire de santé publique à Québec. Cette étape d'analyse peut prendre quelques semaines.

Une fois la souche identifiée, britannique ou sud-africaine par exemple, le cas de variant cesse d'être présumé et devient un cas confirmé de variant de la COVID-19.

Sylvain Leduc a aussi indiqué que, selon lui, les cas présumés de variant auraient pu atteindre l'est du Bas-Saint-Laurent même si des contrôles routiers avaient été installés dans les derniers jours à Trois-Pistoles, par exemple.

Les barrages laissent passer tous les travailleurs [...] ce qui fait en sorte que ce serait une passoire.

Une citation de :Dr Sylvain Leduc, directeur de santé publique du Bas-Saint-Laurent

Près de 1000 Bas-Laurentiens en isolement

Dans un communiqué envoyé mercredi après-midi, la santé publique précise que cinq personnes sont hospitalisées pour des symptômes de COVID-19, soit quatre de moins que mardi.

Onze éclosions sont en cours dans la région. Six d'entre elles touchent quelques-unes des 15 écoles qui comptent au moins un cas de COVID-19.

Au total, neuf écoles sont fermées, dont deux pour des raisons de santé publique. Les sept autres le sont parce que les membres du personnel placés en isolement sont trop nombreux pour que les services puissent y être assurés.

La région recense 30 élèves et 10 membres du personnel scolaire infectés par la COVID-19.

Selon le Centre de services scolaire Kamouraska–Rivière-du-Loup, ce sont donc au total près de 1500 élèves et 110 membres du personnel qui ne peuvent fréquenter leur école pour l'instant.

La santé publique précise toutefois que 985 personnes, dont 795 élèves, sont en isolement parce qu'ils ont eu des contacts avec des personnes infectées à la COVID-19 au Bas-Saint-Laurent.

Les personnes en isolement devront se soumettre à trois tests de dépistage de la COVID-19 avant de pouvoir mettre fin à leur quarantaine.

Sylvain Leduc a indiqué que ces trois tests sont nécessaires puisque le virus peut prendre jusqu'à 14 jours à se développer chez certaines personnes et donc à entraîner un résultat positif au test de dépistage.

C'est pour ça que la recette est généralement autour de 0, 5 et 12 jours, trois tests, pour être certains. Ce qui est malheureux, ce qui arrive souvent, c'est que des gens qui n'ont pas la maladie pendant les 11 premiers jours et, à la 12e journée, lorsqu'ils refont leur troisième test, oups! Ils deviennent positifs, a-t-il expliqué.

Le Bas-Saint-Laurent compte 83 cas actifs de COVID-19, que ce soit des cas présumés de variants ou le coronavirus conventionnel.

Parmi ces 83 cas actifs, 44 se trouvent sur le territoire de la MRC de Rivière-du-Loup et 29 dans celle du Kamouraska.

Moins de cinq cas actifs sont enregistrés dans les MRC de La Matanie, de La Matapédia, de La Mitis, de Rimouski-Neigette, des Basques et du Témiscouata.

Un cas enregistré chez un aîné qui a reçu une dose de vaccin

L'un des cas de COVID-19 inscrits au bilan régional de lundi est un résident de la Résidence Reine-Anthier à Rivière-du-Loup.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent confirme que le citoyen en question a reçu une première dose de vaccin le 24 février à l'instar des autres résidents de la résidence pour ainées.

Ce sont d'excellents vaccins, mais plus on est âgé, plus la protection prend du temps après la dose de vaccin, a expliqué le Dr Leduc. Alors, en général, on développe suffisamment d'anticorps au bout de trois semaines. Parfois, certaines personnes plus âgées peuvent prendre jusqu'à quatre semaines avant de développer cette protection-là. Alors au moins, le vaccin, dans ce cas-là, peut permettre de réduire de beaucoup les symptômes.

Les 90 autres résidents ont été testés mardi et le CISSS attend les résultats.

Les résidents ont également été placés en isolement préventif dans leur chambre pour l'instant.

Le CISSS n'est pas en mesure de confirmer s'il s'agit d'un cas de variant ou pas.

Sylvain Leduc soutient que la région recevra beaucoup plus de doses de vaccin en avril. Ça, je peux vous l'assurer, conclut-il.

Avec la collaboration de Louis Lessard

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