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La C.-B. annonce 155 morts par surdose de drogues illicites en février

Un homme tient une affiche sur laquelle on lit : « Réveillez-vous, nous mourrons », en anglais.

Il s'agit du mois de février le plus meurtrier jamais enregistré en termes de surdoses (archives).

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

Selon le Service des coroners de la Colombie-Britannique, 155 personnes sont mortes de présumées surdoses de drogues illicites dans la province en février 2021.

Il s’agit d’une légère baisse par rapport aux 165 décès de janvier, mais ces chiffres représentent néanmoins un taux de mortalité de plus de 5 personnes par jour dans la province.

Le taux de mortalité tragique et sans précédent en Colombie-Britannique met en évidence le besoin urgent d'un système de soins à multiples facettes, fondé sur des données probantes et accessible aux personnes aux prises avec une consommation problématique de drogues, soutient Lisa Lapointe, coroner en chef de la Colombie-Britannique.

Un mois de février meurtrier

Février est le 11e mois consécutif au cours duquel plus de 100 personnes sont mortes d'une surdose dans la province. Le total de 155 décès est le plus élevé jamais enregistré pour un mois de février.

Le carfentanil, un analogue plus puissant du fentanyl, a été détecté dans 12 % des décès de février, une augmentation par rapport au mois précédent.

Dans toute la province, le risque de dégâts graves ou de décès est très réel pour toute personne utilisant une substance achetée sur le marché illicite. Il est urgent de prendre des mesures décisives pour assurer un approvisionnement sûr et réglementé et pour fournir aux gens des services de consommation, de traitement et de récupération supervisés, affirme Mme Lapointe.

Un ambulancier pousse un brancard.

Plus de personnes sont décédées des suites d'une surdose de drogues illicites l'an dernier en Colombie-Britannique que le nombre combiné de personnes mortes en raison d'accidents de voiture, d'homicides, de suicides et de décès liés aux médicaments d'ordonnance.

Photo : CBC/Ben Nelms

Les hommes plus touchés

Sur les 329 décès attribués à des surdoses de drogues illicites signalés au cours des deux premiers mois de 2021, 81 % étaient ceux de personnes de sexe masculin.

La région de la régie de la santé du Nord a le taux de décès par habitant le plus élevé en ce début d'année, avec 58 décès pour 100 000 habitants, suivie de la régie de la santé de Vancouver Coastal, avec 44 décès pour 100 000 habitants.

Si la tendance se maintient, 2021 sera pire que 2020, qui a pourtant été l'année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les décès par surdose, avec un total de 1716 morts.

D'après le Service des coroners de la Colombie-Britannique, l'approvisionnement en drogues illicites est devenu plus toxique et dangereux pendant la pandémie de COVID-19, alors que les frontières restent fermées et que davantage de drogues sont fabriquées ou modifiées localement.

Les utilisateurs seraient également plus isolés, ce qui aggrave les effets de la stigmatisation qui pousse les gens à consommer seuls.

Les restrictions de la santé publique, introduites pour la première fois en mars 2020, font aussi en sorte que moins de personnes visitent les centres de prévention des surdoses, où le personnel peut intervenir en cas de besoin.

Le nombre de personnes mortes des suites d'une surdose de drogues illicites l'an dernier en Colombie-Britannique est plus élevé que le nombre combiné de victimes d'accidents de la route, d'homicides, de suicides et de complications liées à des médicaments d'ordonnance.

Avec des informations de Karin Larsen

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