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Un Canadien sur cinq dit ressentir les effets négatifs des réseaux sociaux

Illustration de plusieurs yeux qui regardent une femme sur son cellulaire.

20 % des moins de 30 ans ont dit ressentir de l'angoisse ou de la déprime liées à leur utilisation des médias sociaux

Photo : iStock

Radio-Canada

Une nouvelle étude rendue publique par Statistique Canada montre que les réseaux sociaux ont un impact négatif dans le quotidien de nombreux Canadiens et qu'ils affectent particulièrement les jeunes.

Cette étude, baptisée Évaluations que font les Canadiens des médias sociaux dans leur vie (Nouvelle fenêtre), vise à comprendre la relation que les citoyens entretiennent avec les applications en ligne. Elle se base sur les chiffres révélés par l'Enquête canadienne sur l'utilisation d'Internet (ECUI) réalisée auprès de 14 000 Canadiens de 15 à 64 ans en 2018.

Les chercheurs montrent qu'un cinquième des personnes interrogées a déclaré avoir perdu du sommeil, avoir fait moins d'activité physique et avoir de la difficulté à se concentrer en raison de l'utilisation des réseaux sociaux.

Parmi les autres symptômes observés, on note des troubles émotionnels accrus, comme un sentiment d'anxiété, de déprime, de frustration ou de colère. Certains répondants ont également affirmé ressentir un sentiment d'envie face à la vie des autres.

Notons que, l'ECUI ayant été réalisée en 2018, les résultats de l'étude ne prennent pas en compte les effets de la pandémie et du confinement généralisé sur les pratiques en ligne des Canadiens.

Les jeunes particulièrement affectés

Si environ un Canadien sur cinq dit ressentir quotidiennement les effets négatifs des réseaux sociaux, ce nombre explose chez les répondants plus jeunes.

Ainsi, pas moins de 47 % des jeunes de 15 à 19 ans et 28 % de ceux de 20 à 24 ans ont déclaré avoir perdu du sommeil ou avoir fait moins d'activité physique. En outre, 24 % à 36 % des moins de 30 ans ont affirmé avoir de la difficulté à se concentrer en raison des médias sociaux. En comparaison, ce pourcentage était de 13 % à 18 % chez les utilisateurs de 30 à 49 ans.

Un jeune de moins de 30 ans sur cinq s'est également dit anxieux, déprimé ou envieux de la vie des autres.

Pour les chercheurs, ces effets négatifs sont en corrélation avec une activité en ligne accrue. Si 78 % des Canadiens disent être régulièrement connectés à Internet, ce chiffre passe à 90 % chez les moins de 30 ans.

L'étude met également en lumière le fait que les jeunes ont tendance à avoir plus d'un compte sur les réseaux sociaux. Plus de la moitié des répondants à l'ECUI âgés de 15 à 24 ans ont déclaré utiliser trois comptes de médias sociaux ou plus, et cette ''intensité'' accrue d'utilisation était un facteur à l'origine de différences par rapport aux groupes d'âge plus âgés, écrit-on.

Les résultats de la recherche font ainsi la démonstration que les expériences négatives des médias sociaux sont associées à leur intensité d'utilisation. Trois fois plus d'utilisateurs ayant trois comptes ou plus ont déclaré des expériences négatives comparativement à ceux qui avaient un seul compte, peut-on lire.

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