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De nombreuses attentes dans l'Est-du-Québec en vue du dépôt du budget Girard

Une vue sur Baie-Comeau.

De l'aide financière directe est notamment demandée pour les entreprises et les commerçants les plus touchées par la pandémie (archives).

Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin

À quelques heures du dépôt du budget 2021 du gouvernement de François Legault, les attentes en matière d’investissements en infrastructures sportives ou de transport, en aide aux entreprises et en éducation à la petite enfance sont nombreuses dans l’Est-du-Québec. Le ministre des Finances Éric Girard doit rendre public son budget en fin d’après-midi jeudi.

L’amélioration de la desserte routière, maritime et aérienne de l’Est-du-Québec fait partie de la liste de priorités de plusieurs élus.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, estime que la réinscription du parachèvement de l’autoroute 20 au Plan québécois des infrastructures (PQI) est une priorité.

Si ultimement, on peut enfin aller de l’avant avec l’autoroute 20, qui est une promesse de longue date du premier ministre Legault, c’est le temps de la réaliser.

Une citation de Marc Parent, maire de Rimouski

Il ajoute que des enveloppes budgétaires mieux garnies pour la réfection des chemins ruraux seraient les bienvenues puisque ces travaux nécessitent des investissements de plusieurs millions de dollars.

Le traversier Trans-Saint-Laurent est à quai à Rivière-du-Loup.

Les attentes sont élevées en matière d'amélioration des infrastructures de transport dans l'Est-du-Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Le président de la Chambre de commerce de l’industrie de Rimouski-Neigette, Guillaume Sirois, abonde dans le même sens.

On parle de transports au niveau de l'autoroute 20, mais tout est interrelié. On n'est vraiment pas choyé, notamment avec le transport aérien, l'horaire au niveau des trains, les traverses entre les deux rives. Donc, l'autoroute 20 est l'une de nos demandes, mais il faut qu'on le voir globalement aussi, au niveau des transports, soulève-t-il.

M. Sirois affirme également que de l'aide financière directe de la part de Québec aiderait grandement les entrepreneurs et les commerçants les plus touchés par la pandémie.

Financer les infrastructures sportives

En décembre, la majorité des villes de l’Est-du-Québec se sont vues refuser leur demande d’aide financière dans le cadre du Programme d'aide financière aux infrastructures récréatives et sportives (PAFIRS) pour la construction ou la rénovation d’infrastructures sportives comme les stades ou les arénas.

Les maires de Sept-Îles, de Gaspé et de Rimouski, entre autres, espèrent que davantage de fonds seront versés à ce programme pour qu’il puisse profiter à plus de projets.

En réalité, il y avait 280 millions de dollars environ dans ça, mais les demandes au Québec étaient à peu près de 1,4 milliard. Alors, tout le monde est passé en dessous et ça ne nous a pas permis d’avoir des sommes pour nos infrastructures, rappelle le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier.

Je pense particulièrement à notre centre multisports. On a dû revoir le projet et le scinder en quelques-uns, dont l’aréna, ajoute-t-il.

Augmenter le nombre de places en garderie

Compte tenu du manque criant de places en garderie dans l'Est-du-Québec, de nombreux parents et intervenants en éducation à l'enfance souhaitent voir des incitatifs inscrits au budget pour favoriser la création de places.

La directrice générale du regroupement des CPE de la Côte-Nord, Odette Lavigne, souhaite que des enveloppes destinées à lancer de nouveaux appels de projets pour des garderies en milieu familial soient incluses dans le budget.

On a beaucoup d'attentes sur les initiatives structurantes par rapport à la pénurie de main-d'œuvre. [...] On a besoin d'éducatrices en ce moment, ou d'éducateurs.

Une citation de Odette Lavigne, directrice générale du regroupement des CPE de la Côte-Nord

Odette Lavigne estime aussi que la création de nouveaux CPE permettrait de pérenniser l'offre en matière de milieux de garde sur le territoire.

Des jouets éparpillés dans la neige.

Le manque de places en garderie est toujours criant dans l'Est-du-Québec (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

La députée péquiste de Gaspé, Méganne Perry-Mélançon, abonde dans le même sens.

Il faut valoriser le travail des éducatrices et ça passe par de meilleures conditions salariales et de meilleures conditions de travail en général. Il faut aussi des incitatifs. Nous, on a pensé à la remise de bourses pour amener les étudiants à s’inscrire en technique d’éducation à l’enfance, soutient-elle.

Une relance économique plus verte

De son côté, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, estime qu'une fenêtre historique pour une relance économique plus verte se présente aux Québécois.

C’est l’opportunité, j’en suis convaincu, pour miser sur une économie verte, y compris dans notre région. Et ce qui va attirer, je pense, de plus en plus de jeunes dans notre région, c’est sa qualité de vie, c’est son environnement, c’est l’expérience qu’on peut y vivre, affirme-t-il.

Une côte de sable aux îles grugée par l'érosion.

Le maire des Îles-de-la-Madeleine souhaite voir plus de fonds investis par Québec pour lutter contre l'érosion des berges qui frappe durement l'archipel (archives).

Photo : Radio-Canada

Aux Îles-de-la-Madeleine, on espère surtout des sommes pour freiner l'érosion des berges.

C'est l'une des attentes exprimées par le député des Îles, Joël Arseneau, et c'est la principale priorité identifiée par le maire, Jonathan Lapierre.

C’est l’occupation dans le futur de notre territoire. Donc, il y a urgence d’agir puisqu’à chaque tempête, on perd des portions de territoire.

Une citation de Jonathan Lapierre, maire des Îles-de-la-Madeleine

C’est un besoin qui va autour de 80 millions de dollars sur les 10 prochaines années, rappelle le maire.

L’enveloppe actuelle du gouvernement du Québec, pour l’ensemble du Québec, est environ d’une cinquantaine de millions. Donc, on a de grosses attentes à ce qu’on retrouve des sommes pour être en mesure d’intervenir pour protéger les Îles-de-la-Madeleine, poursuit-il.

Des fonds souhaités pour le logement social

De nombreux élus ont aussi mentionné le besoin de financement en matière de développement du parc locatif de nos régions.

On est en pénurie de logements à bien des endroits dans l’Est-du-Québec. Donc, [je souhaite voir] des investissements en logement social, mais également [dans] la relance d’un programme qui soutenait la création de logements privés, affirme le maire de Gaspé, Daniel Côté.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, souhaite lui aussi voir des enveloppes budgétaires mieux garnies pour soutenir le développement du logement social.

Il rappelle que la demande d'aide financière pour le projet de conversion du bâtiment qui appartient aux Sœurs du Saint-Rosaire, à Rimouski, en logements sociaux, a récemment été refusée par le gouvernement fédéral.

Le maire espère donc que Québec fasse pression pour que de l'aide soit offerte à ce type de projet, tant au niveau provincial que fédéral, pour accroître le nombre de logements abordables disponibles dans la région.

Le bâtiment de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire.

Un projet prévoit la création de logements sociaux dans le bâtiment de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire à Rimouski, mais la récente demande d'aide financière gouvernementale a été refusée (archives).

Photo : Radio-Canada / Archives

Des organismes souhaitent aussi voir de l'aide destinée à ceux qui ont été les plus touchés par la pandémie ainsi qu'aux personnes qui vivaient déjà dans la précarité.

Les personnes âgées qui sont en période d’appauvrissement, souligne le coordonnateur de la Table des groupes populaires de la Côte-Nord, Michel Savard.

Le coût de la vie a tellement augmenté depuis qu’ils ont pris leur retraite. [...] Et, ils commencent à avoir de la misère à suivre, à s’appauvrir. Donc, je pense que ces gens-là, qui ont bâti le Québec, doivent avoir les moyens de vivre dans la dignité, ajoute-t-il.

Avec des informations de Michaële Perron-Langlais et de Bruno Lelièvre

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