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Nomination en urgence réclamée pour un nouveau DPCP

Affiche du Bureaux du Directeur des poursuites criminelles et pénales dans le secteur Sainte-Foy

L’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP) réclame un nouveau directeur aux poursuites criminelles et pénales (DPCP) (archives).

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Érik Chouinard

L’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP) a fait parvenir une lettre aux 125 députés de l’Assemblée nationale afin qu’ils nomment rapidement un nouveau directeur aux poursuites criminelles et pénales (DPCP). « Le directeur par intérim peut être là jusqu’à 18 mois maximum ce qui est beaucoup trop long pour nous et ça ne va qu’augmenter les problématiques qui existent déjà », relate le président de l’association, Me Guillaume Michaud.

En ce moment, après la démission de l’ancienne directrice, Me Annick Murphy, l'intérim est assuré depuis le mois de février par Me Vincent Martinbeault, qui était devenu directeur adjoint en 2017.

Selon l’APPCP, dès son arrivée le directeur par intérim a rompu les discussions portant sur de nombreuses problématiques qui préoccupent les procureurs. Quand je vous parle de problèmes, il y a la santé mentale des procureurs, ce qui peut aussi résulter en de l’épuisement au travail puisque la tâche est trop grande et qu’on ne suffit plus à la tâche par manque de ressources, précise Guillaume Michaud.

Maître Guillaume Michaud.

Me Guillaume Michaud, le président de l'Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales (APPCP).

Photo : Barreau du Québec

Il parle également de difficultés impliquant la qualité de vie au travail et de conciliation travail-famille. Les discussions qui ont été mises complètement de côté en disant que ce n’était pas prioritaire, soutient le président de l’APPCP.

Il prétend que les procureurs jouissaient d’une plus grande écoute de la part des anciennes directions. C’est vraiment en rupture avec ce que faisaient ses prédécesseurs, qui ont toujours parlé et essayé de collaborer avec l’association, assure Guillaume Michaud.

Les problématiques ne se règleront pas du jour au lendemain, mais si on n’a pas de discussions, on ne peut pas commencer à essayer de les régler, poursuit-il.

Le processus suit son cours

Ce sont les députés qui ont le pouvoir de choisir la prochaine personne qui occupera ce poste par un vote qui doit obtenir l’aval des deux tiers de l’assemblée.

De son côté, le cabinet du ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, promet que le processus de nomination suit son cours et espère d’ici là que des discussions reprennent entre les deux parties.

Il y a des désaccords entre la direction par intérim et l’Association des procureurs aux poursuites criminelles et pénales sur des questions internes. Nous invitons les parties impliquées à poursuivre la discussion, indique à cet égard l’attachée de presse du ministre, Élisabeth Gosselin.

Manque de ressources

Le président de l’APPCP craint qu’à terme c’est la population qui en souffrira, si rien n’est fait rapidement.

Il dénonce aussi le manque de ressources qui se fait sentir chez les procureurs. Le principal problème présentement, c'est la charge de travail qui donne lieu à beaucoup d'autres problèmes, affirme Guillaume Michaud.

Selon lui, il est impératif d'augmenter le nombre de procureurs dans la province. Les procureurs sont frustrés présentement de ne pas pouvoir se préparer suffisamment et bien rencontrer les victimes. Il y a des témoins qui sont seulement rencontrés le matin même, se désole le président de l’APPCP.

Avec des informations de Kassandra Nadeau-Lamarche

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