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Vaccination : un comité de médecins pour définir les prochaines priorités

Une femme prélève une dose de vaccin contre la COVID-19 en vue de l'administrer.

Une femme prélève une dose de vaccin contre la COVID-19 à l'aide d'une seringue.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Doit-on d'abord vacciner contre la COVID-19 les personnes atteintes de diabète ou celles qui luttent contre le cancer? C’est un exemple des questions difficiles auxquelles devra répondre rapidement la santé publique, alors que les personnes âgées de 60 ans et moins atteintes d’un problème de santé sont les suivantes sur la liste de priorité.

Bien que cette étape de la campagne de vaccination approche à grands pas, l’ordre de priorité au sein de ce groupe présentant des risques particuliers n’a pas encore été clairement établi. Le gouvernement devra nécessairement faire des choix alors que de nombreux groupes font pression pour être les premiers sur la liste.

Pour étudier la question, la santé publique a mis sur pied un comité de médecins spécialistes qui devront faire leurs recommandations sur qui, des personnes ayant un problème de santé, risquent le plus de souffrir de la COVID-19 s’ils ne sont pas vaccinés.

Dr Horacio Arruda en conférence de presse.

Le directeur national de santé publique, Dr Horacio Arruda.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Ils vont nous arriver avec un consensus qui va nous permettre d’opérationnaliser cette liste-là. Par exemple, quand on parle de maladies chroniques, lesquelles sont plus à risque? Quand on parle de cancer, dans quel état c’est le plus à risque? Avec chimio ou pas de chimio? illustre le directeur national de santé publique, Dr Horacio Arruda.

Livraisons de vaccins

Il souligne que les délais entre les différents groupes qui seront identifiés pourraient être très courts tandis que les livraisons de vaccins vont s’accélérer. Le directeur de la campagne de vaccination, Daniel Paré, précise que le Québec s’attend à recevoir 1,4 million de doses en avril, 1,6 million au mois de mai et 3 millions au mois de juin.

Tout est lié aux livraisons de vaccin qu'on reçoit et c'est ce qui va faire la différence pour bien établir une date pour ces groupes prioritaires là, explique-t-il.

Rencontré à la clinique de vaccination de masse aménagée au Centre des congrès de Lévis, M. Paré explique que tout est mis en place sur le terrain pour être en mesure de vacciner un million de personnes par semaine au Québec lorsque les doses seront arrivées.

D’ailleurs, la campagne de vaccination s’accélère constamment depuis la réception des premières doses en décembre. À titre d’exemple, il a fallu 30 jours pour administrer les 100 000 premières doses de vaccin au Québec et à peine 18 jours pour vacciner un demi-million de personnes depuis le 5 mars.

Un tableau montrant la courbe quasi exponentielle de la vaccination. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le 23 mars, le Québec a franchi le cap du million de doses de vaccin contre la COVID-19 administrées.

Photo : Radio-Canada

Daniel Paré souligne que pour les personnes dans les tranches d’âge appelées à se faire vacciner en ce moment, le Québec est sur la bonne voie pour atteindre son objectif de 75 %. Il lance toutefois un énième appel à la prudence alors que l’immunisation n’est pas sans failles.

La vaccination c'est la lumière au bout du tunnel, mais ça prend au moins deux ou trois semaines avant de bâtir le système immunitaire, d'où l'importance de maintenir les mesures de distanciation et de santé publique.

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie

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