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Vaccin réclamé dans les écoles « pour casser la troisième vague »

Le milieu scolaire est l'un des foyers où les nouveaux variants circulent le plus actuellement au Québec.

Des adolescents dans le couloir d'une école.

Les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire retourneront en classe à temps plein dès le 29 mars en zone rouge.

Photo : Reuters / Rachel Wisniewski

La Presse canadienne

Plusieurs acteurs du milieu de l'éducation se lèvent pour demander à Québec de permettre la vaccination aux professeurs et aux autres membres du personnel.

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) a publié un communiqué, mardi, afin de réclamer au gouvernement provincial l'accès au vaccin pour le personnel scolaire, les élèves et leurs parents dans toutes les écoles où on suspecte le variant.

Quant à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), elle a demandé lundi à Québec de permettre la vaccination à tous les professeurs des zones rouges de la province.

Quand on connaît le problème de qualité de l'air dans les écoles [...] combiné avec l'arrivée des variants, ajoutez à cela que les écoles sont le deuxième lieu de propagation le plus important de tous les milieux de travail, ça nous amène à demander au gouvernement : quel est son plan de match pour la vaccination des professionnels et du personnel de soutien?, s'interroge la présidente de la CSQ, Sonia Ethier.

La FAE, de son côté, presse le gouvernement d'agir et l'invite à revoir sa grille d'analyse en ce qui concerne la priorisation vaccinale afin de lutter contre la troisième vague.

On constate l'arrivée d'une troisième vague qui s'alimente à partir des variants qui sont plus contagieux que la souche initiale de COVID, indique le directeur de la FAE, Sylvain Mallette.

Il explique que l'objectif d'élargir la campagne d'immunisation aux personnes en contact avec le milieu scolaire est de freiner la propagation du virus dans l'un des foyers où il circule le plus.

M. Mallette est d'avis qu'il serait logique de prioriser les écoles où on soupçonne la présence d'un variant pour casser la troisième vague.

Selon lui, il faut cibler les établissements où cette opération-là doit être menée, comme c'est le cas dans les quartiers de Côte-Saint-Luc et Plamondon à Montréal, où un projet pilote est en cours.

Il fait toutefois remarquer que la Direction de santé publique de Montréal a exclu les directions d'écoles et les concierges du programme d'inoculation.

Nous, ce qu'on dit, c'est que ça n'a pas de bon sens. Que tu sois un concierge ou un prof, si tu es potentiellement en contact avec un variant, il faut donc que tu aies accès à la vaccination.

Mme Ethier est du même avis et souligne qu'il est important d'inclure les autres professionnels, comme les psychologues et les psychoéducateurs, dans cette éventuelle campagne de vaccination.

Ils sont dans les écoles au quotidien avec les enfants, explique-t-elle. Elle précise qu'ils se déplacent souvent d'une école à l'autre et rencontrent beaucoup d'élèves dans leurs bureaux où la ventilation n'est pas toujours adéquate.

Par ailleurs, la FAE croit que les adultes qui fréquentent un centre de formation professionnelle devraient aussi avoir le choix de se faire vacciner s'ils le désirent.

Mais le temps presse vu la situation sanitaire actuelle, estime Mme Ethier.

L'ordre de priorité des vaccins a été établi avant l'arrivée des variants, affirme-t-elle; il serait donc temps pour le gouvernement de le mettre à jour.

Et là, c'est le moment, parce que le temps que le vaccin fasse effet, ça peut prendre deux à trois semaines, et le calendrier scolaire avance, conclut-elle.

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