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Un 11e banquet de la francophonie au Nunavut

Le président de l'Association des francophones du Nunavut, Goump Djalogue, se tient sur la scène du Franco-Centre.

L'Association des francophones du Nunavut (AFN) a tenu samedi soir son 11e banquet de la francophonie. À gauche, le président de l'organisme, Goump Djalogue, donne le coup d'envoi de l'événement.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

L’événement organisé au Franco-Centre d’Iqaluit samedi était l’occasion de féliciter les membres de la communauté qui se sont démarqués au cours de la dernière année et de consolider les liens entre les différents organismes francophones du Nunavut.

Organisé en concordance avec le Mois de la Francophonie, ce rendez-vous printanier est orchestré chaque année par l’Association des francophones du Nunavut (AFN).

Le président de l’AFN, Goump Djalogue, explique que l’événement permet de faire le point sur le travail accompli au cours de la dernière année tout en discutant des défis, de la vision commune des organismes et des objectifs à venir.

Des francophones assistent à l'événement.

Cette année, l'événement était organisé le 20 mars, journée internationale de la Francophonie.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Nos défis sont toujours de pouvoir assurer des services en français, dit-il. Il cite entre autres les enjeux en matière de recrutement et de rétention de personnel auxquels se heurtent la plupart des organismes francophones. Maintenant ça s’est stabilisé [à l’AFN]; nous avons un directeur général et trois autres collaborateurs, affirme-t-il.

Un de mes objectifs principaux est de renforcer la collaboration entre les organismes, poursuit Goump Djalogue.

Samedi soir, l’AFN a réitéré son intention de poursuivre son projet de Maison de la francophonie, qui vise à rassembler les différents organismes francophones du territoire au sein d’un seul et même bâtiment.

Il va falloir renouer avec les partenaires et remobiliser tout le monde, indique Goump Djalogue.

L’association a déjà mené une étude de faisabilité, au mois de mars 2020, mais elle travaille encore sur l’élaboration d’un plan d’affaires pour déterminer si le projet est viable à long terme. Le coût du projet est estimé à 20 millions de dollars.

Nous parlons quand même d’un grand projet, donc comme on le sait, on ne peut pas être utopique sur le court terme, concède-t-il.

Mais sans rêves, la tour Eiffel ne se serait pas construite, s’empresse-t-il d’ajouter, tout sourire.

Un portrait de Goump Djalogue devant le drapeau des francophones du Nunavut.

Goump Dajologue a été élu à la présidence de l'Association des francophones du Nunavut en septembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Des francophones à l’honneur

Le banquet de la francophonie était aussi l’occasion d’honorer trois membres de la communauté dont l’implication fait rayonner la langue française.

À commencer par le prix Uiviit, décerné au francophone André Beaupré qui s’est démarqué pour son implication communautaire, notamment au sein de la radio CFRT 107.3 FM et de la troupe du Théâtre Uiviit.

Ça me touche, je ne m’attendais pas à ça, confie celui qui est aussi moniteur de français langue première à l’École des Trois-Soleils d'Iqaluit, pour le programme linguistique Odyssée. Il raconte avoir l’intention de prendre part à la pièce l’année prochaine.

La troupe [permet] de faire vivre la communauté francophone ici, dit-il. C’est un moyen d’expression [et] de créativité ; je pense qu’on en a tous besoin.

André Beaupré est aussi à l’origine du festival de poésie Mots sur la toundra, qui bat son plein à Iqaluit jusqu’à vendredi et du Festival de glace, organisé au mois de février pour les élèves de l’École des Trois-Soleils.

André Beaupré se tient dehors dans une rue d'Iqaluit.

Samedi soir, à l'occasion du festival Mots sur la toundra, André Beaupré a organisé une projection de poèmes dans la toundra.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Récompensant un francophone qui s’est démarqué pour son travail à la radio francophone CFRT 107.3 FM, le prix Le Frileux a quant à lui été décerné à Louis-Honoré Kamdem.

Ce Camerounais d’origine, qui s’est établi à Iqaluit il y a plus de cinq ans, est analyste financier au ministère des Services communautaires et gouvernementaux.

Je suis aussi DJ à mes heures perdues, raconte-t-il. Quand j’ai eu l’opportunité d’être bénévole à la radio, je n’ai pas hésité.

Il assure aussi deux fois par semaine l’animation et la réalisation des émissions AfroSono et Mix Afrique, visant à faire connaître et apprécier les sonorités africaines, explique-t-il.

Le Cœur de lys, le troisième et ultime prix, a été remis par le Réseau santé en français au Nunavut (RÉSEFAN) à la médecin de famille à l’hôpital général de Qikiqtani, Madeleine Cole.

Rectificatif : Une version précédente de ce texte comportait des erreurs dans la description de certains prix. Elles ont été corrigées.

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