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Une application téléphonique pour prévenir les risques de surdoses aux opioïdes

Un ambulancier pousse un brancard.

Entre 2018 et 2020, 60 à 80 % des décès liés aux opioïdes à Calgary et à Edmonton sont survenus dans des quartiers de banlieue, à l'extérieur du centre-ville.

Photo : CBC/Ben Nelms

Radio-Canada

Le gouvernement de l’Alberta va tester une nouvelle application téléphonique qui permet aux personnes consommant des opioïdes d’être connectées aux Services de gestion des urgences (SGU).

Selon la province, l’application appelée DORS (Digital Overdose Response System) sera testée cet été à Calgary et devrait être étendue à d'autres communautés l'année prochaine, une fois la phase de test terminée .

Le but est que les personnes puissent utiliser cette application lorsqu’elles consomment des opioïdes ou d’autres substances seules chez elles. L’application déclenchera un appel du centre d'urgence STARS (Shock Trauma Air Rescue Service) si la personne ne réagit pas à une minuterie.

Les services d'urgence seront alors dépêchés sur place en cas de surdose présumée.

L'application jouera aussi un rôle préventif. Elle fournira des informations sur les services de soutien offerts aux personnes ayant des problèmes de dépendance et pourra les aider à trouver des informations pour se rétablir, explique Jason Luan, ministre associé de la Santé mentale et des Dépendances.

Rectificatif : Dans une version précédente de ce texte, une erreur s'est glissée dans le nom du ministre associé de la Santé mentale et des Dépendances. Il s'agit bel et bien de Jason Luan.

Lori Sigurdson, députée d'Edmonton-Riverview et porte-parole de l'opposition néo-démocrate en matière de santé mentale et de toxicomanie, considère que le déploiement de l'application à travers la province prendra trop de temps. Elle déplore que le gouvernement n’ait pas adopté le programme pour combattre la mortalité due aux surdoses d’opioïde qui était prêt en juin dernier.

Si Jason Luan n'était pas intervenu et n'avait pas arrêté le programme, des centaines de personnes seraient encore en vie, déclare Lori Sigurdson.

Jason Luan a nié être responsable de l'arrêt du programme. Il a déclaré que cette décision était basée sur les recommandations d'une équipe de conseillers.

Il n'a pas été en mesure d'expliquer en quoi l'application DORS différait de l'option basée sur une aide téléphonique annulée en juin 2020.

Sauver des vies

Curtis Swanson, directeur des Opérations cliniques des Services de gestion des urgences (SGU) de la zone de Calgary, dit que SGU est fier d'avoir été un conseiller dans le développement de cette application .

Nous avons malheureusement connu de nombreuses surdoses mortelles dans des maisons privées en banlieue. Cette nouvelle technologie permettra de mettre ces personnes en contact avec les services d'urgence, ainsi qu'avec les services de soutien afin de les aider à franchir les étapes d'une désintoxication à plus long terme, explique-t-il.

J'ai de nombreux amis qui consommaient seuls chez eux et qui ne sont plus parmi nous. Si ce système surveillé par des professionnels avait été offert, ils seraient peut-être toujours en vie aujourd'hui et mèneraient une belle vie en se rétablissant, entourés de leur famille et de leurs amis, souligne Chris Guerin, ancien consommateur d’opioïdes.

Le budget pour la phase de test de l'application DORS est de 325 000 $.

Le gouvernement de l'Alberta a débloqué un budget de 140 millions de dollars en quatre ans pour améliorer le système de soins de santé mentale et de toxicomanie. Ce financement comprend 40 millions destinés spécifiquement à soutenir la lutte contre les opioïdes.

En 2020, 1128 personnes sont mortes en Alberta à la suite d’une surdose d'opioïdes.

Le nombre de décès a été de 797 en 2019, et de 957 en 2018.

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