•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les professeurs francophones de la Laurentienne réclament la gestion de leurs programmes

Université Laurentienne.

L'Université Laurentienne s'est déclarée insolvable en février. Des membres de la communauté francophone craignent que cela n'ait un impact sur l'offre de cours en langue française.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

Le Regroupement des professeur.e.s francophones (RPF) de l’Université Laurentienne se prononce à l’unanimité en faveur d’une autonomie institutionnelle de l’ensemble des programmes de langue française.

Selon nos membres, la gouvernance par, pour et avec les francophones, réclamée depuis des décennies, est plus nécessaire que jamais pour dénouer l'impasse récurrente démontrée par les 60 ans d’histoire de l'institution, affirme Joel Belliveau, l’un des cinq membres du Comité de coordination du RPF.

60 des quelques 100 membres du groupe de pression ont tranché la question entre le 19 et le 22 mars derniers, en assemblée et par courriel.

Tous ont voté en faveur de la résolution réclamant que les programmes de langue française, les services et les finances soient chapeautés par un conseil des gouverneurs distinct issu de la communauté francophone.

Nous savions qu’il y avait une insatisfaction générale vis-à-vis du fonctionnement de la structure bilingue de l’Université. Cette unanimité donne un message clair que le statu quo n’est plus acceptable.

Une citation de :Gina Comeau, l'une des porte-parole du regroupement.

Le RPF soutient que le processus en cours sous la Loi sur l’arrangement avec les créanciers des compagnies pourrait éloigner les étudiants de l’Université Laurentienne.

L’autonomie nous permettrait de rebâtir l’enseignement universitaire de langue française à partir des besoins de la communauté francophone et ainsi protéger le caractère distinct du fait français sur le campus, conclut Denis Hurtubise, également membre du Comité de coordination du regroupement.

La résolution ne fait pas mention de la proposition de l'Université de Sudbury de devenir une université francophone. L'établissement n'a pas souhaité commenter.

Les professeurs récoltent des appuis

De ce que je comprends, on va avoir plus de représentation avec ce que le RPF veut offrir. Donc, je suis pour ça!, lance Simon Paquette, président de l'Association des étudiantes et étudiants francophones de l'Université Laurentienne.

J'ai hâte de voir comment le tout va se développer.

Une citation de :Simon Paquette, président de l'Association des étudiants et étudiants francophones de l'Université Laurentienne.

La Coalition nord-ontarienne pour une université francophone, créée au début du mois par des intervenants du secteur économique comme du milieu communautaire à Sudbury, accueille elle aussi favorablement la nouvelle.

On salue le geste des professeurs. C'est un geste qui prend du courage considérant le contexte. Ce sont des gens dont l'emploi est à risque. [...] Ça va dans le sens de ce que la communauté a demandé, soutient le porte-parole Denis Constantineau.

Même son de cloche au Regroupement étudiant franco-ontarien, qui est doté d'un mandat en faveur d'une gestion par et pour les francophones.

Ce qu'il faut, c'est une gestion par et pour [les francophones] dans toutes les régions éventuellement.

Une citation de :François Hastir, directeur général du Regroupement étudiant franco-ontarien
Le directeur du REFO.

François Hastir soutient que les étudiants veulent s'assurer « de ne pas perdre au change » en matière de programmes francophones.

Photo : François Hastir

Avec les appuis que reçoit la proposition ces dernières semaines, le directeur général François Hastir estime que tous les ingrédients sont là pour que le gouvernement et l'établissement interviennent.

De son côté, l'Association des professeures et professeurs de l'Université Laurentienne dit prendre note de la position du RPF. Notre priorité actuelle est de continuer de protéger l'éducation des étudiants et les emplois du personnel et de préserver l'avenir de l'institution, indique-t-elle par courriel.

Au moment d'écrire ces lignes, ni l'Université Laurentienne ni le ministère des Collèges et Universités de l'Ontario n'avaient donné suite à la demande d'entrevue de Radio-Canada.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !