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Washington appelle Pékin à cesser le « marchandage » au sujet des deux Michael

Portrait de Michael Kovrig (à gauche) et Michael Spavor (à droite).

Michael Kovrig (à gauche) et Michael Spavor (à droite) ont été arrêtés par les autorités chinoises.

Photo : La Presse canadienne/Twitter

Radio-Canada

« Les êtres humains ne sont pas des éléments de marchandage », écrit le secrétaire d'État Anthony Blinken dans un message publié sur Twitter, mardi. Du même souffle, M. Blinken réclame de la Chine qu'elle libère « immédiatement » Michael Spavor et Michael Kovrig, « détenus arbitrairement », dit-il.

Anthony Blinken affirme que Washington joint ainsi sa voix à celle de ses partenaires pour réclamer que les deux hommes recouvrent sur-le-champ leur liberté.

Michael Spavor et Michael Kovrig sont maintenus en détention depuis plus de deux ans par Pékin, qui les accuse d'espionnage.

Un homme en complet parle au micro à côté d'un drapeau des États-Unis.

Le secrétaire d'État américain, Anthony Blinken, prononce une allocution avant une réunion avec ses homologues de l'OTAN, à Bruxelles mardi le 23 mars 2021.

Photo : Associated Press / Virginia Mayo

Lundi, Michael Kovrig, un ex-diplomate, a subi un procès à huis clos après une audience qui a duré près de dix heures. Le Tribunal populaire intermédiaire numéro deux de Pékin a annoncé qu'il prononcerait son verdict à une date ultérieure.

Le procès de Michael Spavor s'était tenu trois jours plus tôt, lors d'une séance d'au plus deux heures. Son sort n'a pas encore été décidé.

Une stratégie avec les États-Unis

Les Américains savent à quel point c'est important pour nous et on essaie de trouver une solution par une stratégie qui implique les États-Unis, a expliqué mardi matin le ministre canadien des Affaires étrangères, Marc Garneau à l'émission Tout un matin, sur ICI Première.

« Les Américains ont affirmé qu'ils traitent ce dossier comme si les deux Canadiens étaient deux citoyens américains. Ça indique à quel point c'est une priorité pour eux. »

— Une citation de  Marc Garneau, ministre des Affaires étrangères du Canada, sur ICI Première, le 23 mars 2021

Le mois dernier, alors que Justin Trudeau était le tout premier dirigeant étranger à s'entretenir avec le président Joe Biden lors d'une rencontre bilatérale, le sort des deux Michael avait été abordé. Le président Biden avait alors affirmé que les êtres humains n'étaient pas des pions, rappelle Marc Garneau.

Nous allons travailler ensemble pour obtenir leur retour en toute sécurité, avait alors assuré M. Biden.

Le président américain avait également affirmé que le Canada et les États-Unis allaient faire front commun pour lutter contre la violation des droits universels et des libertés démocratiques.

Dire les vraies affaires

Lundi, le Canada s'est joint à l'offensive diplomatique menée par ses alliés occidentaux pour sanctionner économiquement la Chine. À l'instar de Washington, de Londres et de l'Union européenne, Ottawa reproche à des dirigeants chinois de la région du Xinjiang de participer à la persécution de la minorité musulmane ouïgoure [...].

Écoutez, la Chine est un pays important et on fait du commerce avec eux autres, a déclaré Marc Garneau, mardi. Dans certains cas on doit travailler avec eux autres pour tenter de régler des problèmes globaux comme les changements climatiques.

Mais ça ne nous empêche pas de leur dire les vraies affaires quand c'est nécessaire de le dire [...], a conclu le ministre canadien, tout en assurant qu'il n'y avait pas de lien entre les sanctions économiques infligées à Pékin et la situation des deux Canadiens détenus en Chine.

L'affaire Meng Wanzhou

Les arrestations de Michael Spavor et de Michael Kovrig sont survenues en décembre 2018, peu après que la police canadienne eut arrêté la Chinoise Meng Wanzhou. La directrice financière du géant chinois des télécommunications Huawei fait l'objet d'une requête en extradition de la part de Washington.

Ottawa accuse Pékin d'avoir arrêté ses deux ressortissants par mesure de représailles, ce que Pékin dément.

Le 3 mars dernier, l'avocat de Mme Wanzhou a accusé Donald Trump d'avoir fait de sa cliente un pion dans la guerre commerciale opposant les États-Unis à la Chine.

Des procès « sans transparence »

Lundi, au procès de Michael Kovrig, les autorités chinoises ont refusé l'accès aux représentants de l'ambassade du Canada en Chine. Pékin allègue que cette affaire relève de la sécurité nationale.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Marc Garneau, a dénoncé l’absence totale de transparence dont font preuve les autorités chinoises dans ces procès.

En guise de solidarité avec le Canada, près d'une trentaine de diplomates, dont ceux des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de l'Australie, se sont massés devant l'immeuble abritant le Tribunal populaire intermédiaire. Posant pour les photographes, ils ont dénoncé la manière dont la Chine procède dans cette affaire.

Avec les informations de CBC

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