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Un enfant de deux ans hospitalisé après avoir contracté un variant du coronavirus

Trois personnes du personnel soignant autour d'un lit d'hôpital contenant un malade.

Neuf personnes sont maintenant hospitalisées au Bas-Saint-Laurent pour des symptômes de la COVID-19. (archives)

Photo : Zone 3

D'heure en heure, le bilan des hospitalisations s'alourdit au Bas-Saint-Laurent, qui compte maintenant neuf personnes hospitalisées, dont un enfant de deux ans et des adultes dans la trentaine et la quarantaine. Le directeur régional de la santé publique, Sylvain Leduc, a indiqué en point de presse mardi matin que le bilan sera plus lourd mercredi.

Si certains avaient besoin d'une preuve que les variants sont plus transmissibles, le Bas-Saint-Laurent malheureusement en est la preuve, a-t-il fait remarquer.

Le docteur Leduc a aussi précisé que la presque totalité des cas recensés dernièrement dans la région de Kamouraska–Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques (KRTB) sont liés à des présumés variants.

Sylvain Leduc précise que la souche exacte du variant n'a pas encore été identifiée, mais avance qu'il s'agit probablement du variant britannique.

Mardi, le bilan de la santé publique fait état de 30 cas de présumés variants.

Le Dr Leduc rappelle que ce variant est très contagieux et qu'il est aussi plus agressif, même chez les jeunes.

Ça frappe fort. On a des gens jeunes hospitalisés et ça frappe.

Une citation de :Dr Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Ce virus-là donne plus de cas secondaires que la souche précédente. Par exemple, quand on avait une famille où quelqu'un était malade, il arrivait que le virus ne se transmette pas à tous les membres de la famille. Dans le cas du variant, il n'y a à peu près personne d'une famille qui y échappe, souligne Dr Leduc.

La santé publique recense d'ailleurs 12 nouvelles éclosions, dont six dans des écoles.

Neuf écoles sont fermées, dont sept pour des raisons liées à un manque de main-d'œuvre en raison de la mise en isolement de plusieurs membres du personnel.

Quinze écoles du secteur comptent au moins un cas d'infection à la COVID-19.

Plus de 750 élèves et membres du personnel ont aussi été placés en isolement dans les derniers jours.

Une hausse de cas à prévoir mercredi

Le directeur de la santé publique indique toutefois que de nombreux cas ont été compilés lundi soir, après l'heure de tombée de 16 heures utilisée pour la compilation des données. Ces cas seront donc ajoutés au bilan qui sera présenté mercredi.

Mardi, 11 cas de COVID-19 s'ajoutent au bilan régional, dont 8 au Kamouraska.

Répartition des cas par MRC :

  • Kamouraska : 203 cas (+8)
  • Rivière-du-Loup : 334 cas (+2)
  • Témiscouata : 128 cas (+1)
  • Les Basques : 35 cas
  • Rimouski-Neigette : 601 cas (-1)
  • La Mitis : 87 cas
  • La Matanie : 224 cas
  • La Matapédia : 51 cas (+1)
  • Indéterminés : 16 cas

À 11 h, le Bas-Saint-Laurent comptait 58 cas actifs du virus, alors qu'en fin d'après-midi, ce nombre s'élevait à 72, dans le communiqué publié par la santé publique.

Selon le Dr Leduc, il y a eu plusieurs rassemblements sociaux ou familiaux qui ont causé de multiples infections. Il appelle donc la population à redoubler de vigilance.

Tout le monde est tanné. Mais le virus ne va pas virer de bord parce qu'on est tannés.

Une citation de :Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Il est là, et il faut se retrousser les manches, rappelle-t-il.

S'il se dit convaincu que le variant va atteindre l'est du Bas-Saint-Laurent éventuellement, le Dr Leduc indique qu'il n'a pas encore été détecté à Rimouski.

Plus de vaccins dans les prochains mois

Actuellement, 8,8 % de la population du Bas-Saint-Laurent a reçu une première dose de vaccin contre la COVID-19. Dans l'ensemble du Québec, ce pourcentage se situe à 11,7 %.

Le Dr Leduc précise que de nombreux rendez-vous sont déjà planifiés en avril et en mai, mais rappelle que la distribution des vaccins dans les régions est décidée par Québec.

Les régions éloignées qui ont peu de capacités hospitalières ont eu des doses supplémentaires. Ensuite, il y a eu une concentration de doses tout à fait normale dans la région de Montréal et Laval où la circulation du virus est plus intense, explique-t-il.

Le Bas-Saint-Laurent fait partie des régions du Québec où la proportion de la population qui a reçu une première dose du vaccin est la plus faible. Seules les régions de l'Outaouais et de l'Estrie ont une proportion moins élevée.

Le directeur de la santé publique se réjouit par ailleurs de constater que la population de l'ouest du Bas-Saint-Laurent a répondu en grand nombre à l'appel au dépistage.

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