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COVID-19 : le Bas-Saint-Laurent pourrait-il passer au rouge?

Des personnes attendent devant la clinique de dépistage à la COVID-19 de La Pocatière, le 22 mars 2021.

La santé publique du Bas-Saint-Laurent a lancé un appel au dépistage visant environ 1000 personnes.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Radio-Canada

Avec une trentaine de cas présumés de variants de la COVID-19, une douzaine d'éclosions et six hospitalisations, des élus du Bas-Saint-Laurent rappellent à la population de respecter les mesures sanitaires en vigueur pour éviter un passage en zone rouge.

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, Dr Sylvain Leduc, assure qu'il est encore trop tôt pour parler d'un passage en zone rouge.

Ça va nécessiter de voir une tendance dans le temps. Si on avait cette montée là pendant des semaines, c'est sûr qu'il faut évaluer les choses. Les hospitalisations, combien de personnes sont vaccinées, ce sont des données qui nous aident à prendre une décision. Pour le moment, ce serait prématuré de spéculer là-dessus, indique-t-il.

Là, on se donne les moyens tout le monde ensemble pour agir et reprendre le contrôle, parce que personne n'a envie de reculer au palier rouge, maintient le Dr Leduc.

Le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé, se dit toutefois inquiet de la situation.

On voit qu'il y a déjà quatre hospitalisations alors qu'on avait un bilan vierge la semaine passée à ce niveau-là, alors oui il y a de l'inquiétude, admet M. Lagacé.

Il va falloir que la population se ressaisisse rapidement. Si le virus est vicieux, les cas de variants sont doublement vicieux, la propagation est plus rapide.

Une citation de :Michel Lagacé, président de la TREMBSL et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup

Le préfet a bon espoir que la population saura respecter les règles sanitaires en vigueur et collaborer avec la santé publique afin de faciliter l'identification des contacts.

Le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé

Le préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé, rappelle l'importance de collaborer avec la santé publique pour faciliter l'identification des contacts (archives).

Photo : Radio-Canada

La ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Marie-Eve Proulx, se dit elle aussi préoccupée par la situation.

Elle précise cependant que la décision de resserrer les mesures, comme un changement de palier d'alerte, revient à la santé publique régionale.

Nous gardons contact [avec le CISSS] à chaque heure pour être sûrs qu'on a la bonne information, mais c'est évidemment la santé publique qui va prendre la décision de ce qui se produira, affirme la ministre.

Les mesures mises en place, soit l'isolement des gens atteints, tout ça s'est bien fait. La santé publique a été très rapide sur les gestes à poser, dont les fermetures d'école, ajoute Mme Proulx.

Selon les plus récentes données du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, 30 cas présumés de variants de COVID-19 sont recensés dans la région, alors qu'il n'y en avait que trois la semaine dernière.

Le CISSS indique également qu'une dizaine d'éclosions sont en cours au Bas-Saint-Laurent.

Marie-Eve Proulx, en conférence de presse à Rivière-du-Loup.

La ministre responsable du Bas-Saint-Laurent, Marie-Eve Proulx, affirme qu'il revient à la santé publique régionale de décider d'un éventuel changement de palier d'alerte (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

C'est énormément tributaire du comportement des citoyens, avance pour sa part le maire de Rimouski, Marc Parent.

Le virus se transmet par interactions entre les citoyens. Si les citoyens se font tester, respectent les règles de distanciation, et prennent toutes les précautions du moment qu'il y a la moindre indication qu'ils soient possiblement porteurs, on maximise les chances de maintenir notre statut en zone orange, indique-t-il.

Si les citoyens choisissent d'ignorer les signes et de ne pas se faire tester, il y a de fortes chances qu'on passe au rouge.

Une citation de :Marc Parent, maire de Rimouski

Le maire constate d'ailleurs que les citoyens de Rimouski semblent respecter les consignes sanitaires à la lettre.

Plus de transparence réclamée

Lundi après-midi, les membres de la Table régionale des élu(e)s municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL) ont rencontré le directeur régional de santé publique, Dr Sylvain Leduc, et la présidente-directrice générale du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo.

Au moment où cette rencontre a été planifiée, le président de la TREMBSL et préfet de la MRC de Rivière-du-Loup, Michel Lagacé, souhaitait comprendre pourquoi le Bas-Saint-Laurent demeurait en zone orange plutôt que de passer au palier d'alerte jaune.

Il dit mieux comprendre la décision de la santé publique maintenant.

La situation n'était pas encore sous contrôle. Le dossier n'était pas fermé au Cégep de Matane, il y avait eu un premier cas de variant dans la MRC de Rivière-du-Loup le 11 mars, suivi d'un autre quelques heures plus tard, rapporte M. Lagacé, en entrevue à Info-réveil.

Le Dr Leduc a préféré, par principe de précaution, faire une recommandation défavorable pour la migration d'une couleur à l'autre. Et je dirais que son principe de précaution était assurément devin parce qu'on voit la situation depuis la semaine passée, ajoute-t-il.

Marc Parent lors d'une entrevue. Il est à l'extérieur, en hiver.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, aurait aimé être informé plus tôt de la présence présumée de variants de la COVID-19 au Bas-Saint-Laurent (archives).

Photo : Radio-Canada

Le maire de Rimouski abonde dans le même sens. Clairement, la décision de maintenir le statut orange a été la bonne, parce qu'on a vu comment ça a explosé de façon très, très rapide, affirme M. Parent.

Il admet cependant qu'il aurait aimé avoir plus de précisions sur la situation épidémiologique de la région.

Si les élus avaient été encore plus au fait de l'arrivée de ces variants-là, je pense que les commentaires de plusieurs auraient été beaucoup plus modérés en lien avec la décision de maintenir la zone orange.

Une citation de :Marc Parent, maire de Rimouski

On peut être de très grands alliés, on travaille tous pour la même cause, assure le maire.

Une soixantaine de classes en isolement

Au total, 64 classes ont été placées en isolement par le Centre de services scolaire de Kamouraska–Rivière-du-Loup.

De ce nombre, quatre classes, cette fois à l'école La Croisée I, à Rivière-du-Loup, ont été fermées mardi matin de manière préventive jusqu'au 2 avril inclusivement. Les cours se poursuivront en ligne durant cette période.

Une personne ayant fréquenté l’école a reçu un diagnostic de COVID-19 associé à un variant, ce qui a mené à cette décision.

Une personne présumée infectée par un variant du virus a également fréquenté l'école secondaire de Rivière-du-Loup, selon une lettre de la santé publique adressée à certains parents.

Toutefois, dans ce cas, le risque d'infection des autres élèves est considéré comme faible puisque les étudiants portent le masque en tout temps en classe et dans l'autobus.

Plusieurs fermetures d'écoles ont déjà été annoncées lundi en raison de la situation.

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