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Plus du quart des Ontariens de 80 ans et plus n'ont pas été vaccinés

Parameswary Nagarasa ferme les yeux pendant qu'on lui injecte le vaccin dans l'épaule.

La Torontoise Parameswary Nagarasa, 86 ans, se fait vacciner contre la COVID-19, le 19 mars.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

Plusieurs experts s'inquiètent du fait que près de 200 000 Ontariens de 80 ans et plus n'habitant pas dans un centre de soins de longue durée n'ont ni été immunisés ni n'ont pris rendez-vous pour se faire vacciner contre la COVID-19.

Ainsi, à l'heure actuelle, environ 29 % des Ontariens appartenant à ce groupe d'âge pourtant prioritaire, soit plus du quart d'entre eux, risquent de ne pas se faire vacciner, selon les données provinciales obtenues par CBC.

C'est l'une des statistiques les plus frappantes que j'ai vue depuis longtemps, affirme le gériatre Nathan Stall du réseau hospitalier Sinai Health de Toronto.

Un très grand nombre d'individus [de 80 ans et plus] n'ont pas été vaccinés. Comparativement à d'autres provinces comme le Québec, nous avons beaucoup de retard pour ce groupe d'âge.

Une citation de :Dr Nathan Stall, gériatre

Le Dr Stall souligne qu'à Montréal, plus de 75 % des résidents de 65 ans et plus avaient déjà reçu leur première dose la semaine dernière.

Ainsi, pour lui, le fait que l'Ontario ait ouvert la prise de rendez-vous plus tôt que prévu aux 75 ans et plus, lundi, est une bonne nouvelle qui en cache une mauvaise, soit le fait qu'un grand nombre d'octogénaires ne se font pas vacciner.

La directrice générale de l'organisme Health Commons Solutions Lab espérait qu'au moins 90 % des 80 ans et plus recevraient le vaccin.

Si on veut revenir à une situation s'apparentant à la normale, la meilleure stratégie et l'approche la plus rapide est de vacciner ceux qui sont les plus susceptibles de se retrouver à l'hôpital.

Une citation de :Sophia Ikura, directrice de Health Commons Solutions Lab

Mobilité et craintes en cause

Selon Mme Ikura, l'un des obstacles à l'immunisation des 80 ans et plus est le fait que la grande majorité d'entre eux doivent se déplacer dans l'un des 150 centres de vaccination de la province pour recevoir leur dose.

C'est ce que des aînés lui ont dit la semaine dernière alors qu'elle participait à une campagne de vaccination dans des immeubles d'appartements à Toronto. Les gens me disaient : "Je suis tellement content que vous soyez ici, parce que je ne savais pas comment j'allais me rendre [à une clinique de vaccination] et si j'allais être capable d'attendre en file aussi longtemps.", raconte-t-elle.

Beaucoup d'aînés ont aussi besoin de renseignements et d'assurances au sujet de la sécurité des vaccins, ajoute-t-elle. Il faut passer du temps avec eux, dit-elle, prendre le temps d'avoir une conversation et de parler des différents types de vaccins et du choix à faire.

De son côté, la Dre Samantha Hill, présidente de l'Association médicale de l'Ontario, affirme que ses membres continuent à recevoir des appels de patients aînés qui aimeraient se faire vacciner par leur médecin de famille en cabinet.

Nombre de ces patients ne veulent pas aller dans une pharmacie ou une clinique de vaccination de masse. Ils veulent se rendre dans un endroit où ils se sentent à l'aise et minimiser les déplacements et les contacts avec d'autres personnes.

Une citation de :Dre Samantha Hill, présidente de l'Association médicale de l'Ontario

Jusqu'à maintenant, l'Ontario a fourni un nombre limité de doses du vaccin d'AstraZeneca à 350 pharmacies à Toronto, Windsor et Kingston et à certains médecins de famille pour qu'ils puissent commencer à vacciner les 60 ans et plus.

Avec des renseignements fournis par Mike Crawley de CBC

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