•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Victoria proposera un toit à chaque sans-abri et démantèlera les campements

Deux hommes de dos regardent le campements.

Une douzaine de tentes sont plantées sur le terrain du parc Beacon Hill, à Victoria, en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos

Toutes les personnes qui vivent dans les rues de Victoria se verront offrir une place dans un refuge d’ici le 1er mai en vertu d’un protocole d’entente signé par la Ville et la province. Les campements seront quant à eux démantelés.

Nous espérons que, dans un avenir proche, les gens auront accès à des refuges adéquats et n’auront plus besoin de monter leur tente dans les parcs le soir, dit la mairesse de Victoria, Lisa Helps.

À compter du 1er mai, l’installation de tentes dans les parcs ne pourra se faire que la nuit venue, et elles devront être démontées dès le lendemain. Les installations 24 heures sur 24 ne seront plus permises, précise la mairesse.

Le but du protocole d’entente est de s’assurer que les gens sont à l’intérieur, dit-elle.

Afin de réaliser cet objectif, 106 places seront nécessaires d’ici la fin du mois d'avril. Les emplacements n’ont toutefois pas encore été révélés.

« Le but, c’est que plus personne ne campe dans les parcs. »

— Une citation de  Lisa Helps, mairesse de Victoria

Cette annonce est bien accueillie par Leah Young, la directrice de l’hébergement de l’organisme Our Place, qui vient en aide aux personnes en situation d’itinérance.

C’est toujours préférable d’avoir des personnes dans des hébergements de soutien plutôt qu’en train de camper. C’est toujours mieux pour elles que d’être dehors dans un parc à vivre sous une tente, soutient Leah Young.

L’hébergement de soutien, explique-t-elle, permet à des travailleurs sociaux d’être sur place et de rediriger une personne vers les ressources dont elle pourrait avoir besoin telles que l’aide financière ou de soutien en santé mentale.

Avec l’arrivée de la pandémie l’année dernière, plusieurs refuges ont dû réduire de moitié le nombre de lits disponibles afin de se conformer aux restrictions sanitaires en place. Plusieurs personnes se sont donc retrouvées de nouveau dans la rue.

Depuis la pandémie, l’itinérance est devenue plus visible. Elle n'est pas nécessairement en hausse, mais certainement plus visible pour les communautés, explique Leah Young en ajoutant que, malgré le beau temps des derniers jours, personne ne devrait avoir à vivre dehors.

Selon la mairesse de Victoria, la pandémie a démontré que le système d’hébergement dans la province est inadéquat.

Le protocole d’entente donne également un aperçu des mesures qui seront prises à l'avenir autant par la province que par la capitale afin d’éviter la formation de nouveaux campements.

Il s'agit notamment de la création d'options d’hébergement temporaire et permanent ainsi que de l’utilisation de terrain ou de bâtiments appartenant à la Ville afin d’y établir des refuges ou de l’hébergement adapté aux besoins des personnes sans-abri.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !