•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’Université d’Ottawa se dissocie des propos du professeur Attaran mais ne les condamne pas

Jacques Frémont s'adresse aux médias debout, devant un micro.

Le recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa, Jacques Frémont (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

Le recteur de l’Université d’Ottawa, Jacques Frémont, dit comprendre le fait que plusieurs Québécois soient offusqués par les propos du professeur Amir Attaran accusant le Québec de racisme et répète que l’Université se dissocie entièrement des propos tenus par ce professeur.

M. Frémont a fait cette déclaration dans une lettre envoyée au chef du Parti québécois le 21 mars.

Le 19 mars, le chef du Parti québécois (PQ), Paul Saint-Pierre Plamondon a envoyé une lettre de plainte à l’Université d’Ottawa, contre le professeur Amir Attaran, qui a accusé le Québec de racisme à de nombreuses reprises sur son compte Twitter.

Sur cette plateforme numérique, M. Attaran a accusé le Québec d’être l’Alabama du nord. Il réagissait aux propos discriminatoires tenus par deux infirmières du CLSC de Joliette à l’endroit de Jocelyne Ottawa, une femme atikamekw.

M. Saint-Pierre Plamondon a demandé à l’Université d’Ottawa de condamner publiquement les propos du professeur et de présenter des excuses aux Québécois pour ses propos dénigrants.

Une personne donne une entrevue par vidéoconférence.

Amir Attaran, professeur à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa

Photo : Radio-Canada

Il demande également d’intervenir auprès de M. Attaran pour qu’il cesse ces comportements et d’appliquer des sanctions proportionnelles aux propos tenus.

« Celui-ci exprime, à titre privé, son opinion personnelle qui ne reflète en rien celle de l’Université d’Ottawa, ni la mienne d’ailleurs. »

— Une citation de  Jacques Frémont, recteur et vice-chancelier de l’Université d’Ottawa

Nombreux sont celles et ceux, dont j’en suis, qui se désolent devant le ton vindicatif et les attaques personnelles sur les Twitter de ce monde. Par ailleurs, la liberté d’expression n’est pas un buffet où on choisit les cas où le discours est acceptable et où il ne l’est pas, poursuit M. Frémont.

Le recteur a tenu à faire la différence entre des propos tenus en salle de classe et ceux publiés sur les médias sociaux.

Il y a lieu de faire la différence entre de tels échanges publics et des propos tenus dans un cadre plus formel d’une salle de classe, qu’elle soit virtuelle ou non, écrit M. Frémont. Dans un tel cas, l’Université a l’obligation de s’assurer de maintenir un climat respectueux et propice à l’apprentissage, dans l’intérêt tant des étudiantes et étudiants que des membres du corps professoral. Dans toutes les situations, l’Université vise à protéger la liberté d’expression des uns et des autres, une valeur chère sur tous les campus et à empêcher la censure.

Dimanche, le professeur Attaran a répondu aux propos du recteur Frémont sur Twitter qui a gazouillé certaines parties de sa lettre envoyée au chef du PQ. C’est le gazouillis de M. Frémont sur la francophonie qui a retenu l’attention du professeur Attaran. 

Je tiens à réaffirmer le profond attachement de @uOttawa (Nouvelle fenêtre) à l’endroit de la Francophonie, de la société québécoise et des communautés francophones du Canada, a écrit M. Frémont. Nous servons la francophonie depuis 1848 et entendons poursuivre et affermir cette œuvre tout au long du XXIe siècle.

C’est absolument vrai, a répondu M. Attaran, en anglais. Mais parfois, l'engagement signifie dire des vérités brutales : que le Québec est dirigé par un gouvernement populaire et suprémaciste blanc, qui nie perversement l'existence du racisme systémique, et qui, curieusement, ne sait pas si réserver des emplois publics aux femmes blanches seulement est raciste, a tweeté M. Attaran.

En entrevue à Radio-Canada vendredi, le professeur Attaran a nié attaquer le Québec dans son ensemble, mais critique le refus du gouvernement et de la classe politique québécoise, à l’exception de Québec solidaire, de reconnaître le racisme systémique dans la province.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !