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Un acériculteur de Summerland connaît sa meilleure récolte

Un homme regarde dans un seau installé sur un érable.

Roch Fortin a récolté la sève de 45 arbres dispersés dans Summerland (archives).

Photo : Radio-Canada / Michaële Perron-Langlais

Radio-Canada

Après trois ans d’efforts, un acériculteur de Summerland en Colombie-Britannique connaît sa meilleure saison en 2021.

Roch Fortin attribue ce succès à une succession de nuits froides et de journées chaudes depuis le début du mois de mars. Ces aléas de la température lui ont permis de produire 15 litres de sirop d’érable cette année, soit l’équivalent d’environ 28 boîtes de sirop, comparativement à seulement 2 litres à sa première année.

On s’améliore chaque année, se réjouit l’acériculteur. La concentration de sucre dans l’eau d’érable est beaucoup moins [importante] ici que dans l’est du Canada. Donc, c’est beaucoup plus de travail pour un peu moins de récolte, explique-t-il.

Il a dû récolter la sève de 45 arbres dispersés dans la ville de Summerland, dans l’Okanagan, pour arriver à ce résultat.

Ces arbres, des érables argentés, des érables rouges et des érables de la Norvège, qui ne sont pas originaires de la Colombie-Britannique, auraient été introduits dans la région il y a des décennies, selon M. Fortin.

D'après un professeur de la faculté de foresterie de l’Université de la Colombie-Britannique, Robert Guy, l’érable à sucre, s’il est plus productif, n’est pas le seul duquel on peut tirer du sirop. D’autres acériculteurs de la province ont recours à l’érable à grandes feuilles, un arbre indigène.

Il y a quelques exploitations sur l'île de Vancouver où l'on récolte commercialement la sève de l'érable à grandes feuilles pour fabriquer du sirop d'érable, observe-t-il. Robert Guy croit toutefois que le nord de la vallée de l’Okanagan est un endroit idéal pour faire pousser l'érable.

Mais comme le climat de cette région diffère de celui du Québec et de l’Ontario, le goût du sirop peut aussi varier. Le sirop d’érable qu’on produit ici [...] ça goûte plus le caramel. C’est comme un caramel à l’érable, selon M. Fortin.

Avec les informations d’Anne-Julie Têtu

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