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L'UQAT crée une formation sur les réalités autochtones pour le CISSS de Lanaudière

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

L'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue met actuellement au point une formation sur les réalités autochtones destinée aux travailleurs de la santé du CISSS de Lanaudière.

La formation est intitulée Otamirotatan Nikanik, en atikamekw qui veut dire travaillons l’avenir ensemble.

Une formation sur mesure pour répondre aux besoins du CISSS de Lanaudière, qui est sous les feux de la rampe à la suite de propos discriminatoires tenus dernièrement par deux infirmières à l'égard d'une femme atikamekw au CLSC de Joliette et de la mort de Joyce Echaquan dans des circonstances dégradantes à l'hôpital de Joliette.

La directrice du Service de la formation continue de l'UQAT, Linh Tran, assure par contre que la demande pour cette formation découle des recommandations du rapport de la commission Viens.

Les discussions avec le CISSS de Lanaudière avaient commencé il y a un certain temps déjà, avant même le décès tragique de Mme Echaquan. Notamment en réponse aux appels à l'action de la commission Viens. Avec les événements tragiques, on a accéléré [les choses] pour développer cette formation et pouvoir l'offrir aux employés du CISSS de Lanaudière, explique la responsable.

L'objectif est de mieux outiller le personnel de la santé de l'établissement sur les réalités, la culture et l'histoire autochtones.

Ce qu'on souhaite, c'est d'amener la personne dans un espace d'ouverture, d'introspection et de réflexion.

Une citation de :Linh Tran

En plus des outils d'intervention qu'on propose et des échanges qui vont avoir lieu pendant les séances de formation, c'est vraiment à partir des connaissances de l'histoire, de la culture et de la communication dans le domaine interculturel, [on va] amener la personne à se questionner sur les manières d'interagir avec les communautés autochtones. C'est vraiment un espace de réflexion pour aller plus loin dans sa pratique afin d'offrir des soins culturellement pertinents et sécurisants pour l'usager, explique Linh Tran.

L'entrée principale de l'hôpital de Joliette, devant laquelle se trouve un stationnement. Un drapeau du Québec flotte au-dessus du stationnement.

Le Centre hospitalier régional de Lanaudière, à Joliette.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La formation de 11 heures est divisée en trois volets. Le premier est une conférence sur la sécurisation culturelle qui est offerte depuis l'automne par la psychologue atikamekw Sylvie Roy, un préalable pour la suite de la formation de l’UQAT.

Il y a aussi des capsule vidéo et une autre partie de la formation qui est consacrée aux échanges directs avec une formatrice ou un formateur de l'UQAT et qui sera disponible plus tard dans l'année.

L'université s'est associée aux Atikamekw de Manawan pour réaliser le projet à travers un comité-conseil composé de 7 membres, dont 3 de la communauté.

C'est vraiment de travailler par, pour et avec les communautés autochtones.

Une citation de :Linh Tran

On leur a dit [au CISSS] oui on souhaite vous accompagner dans la création de cette formation et son déploiement, mais on souhaite impliquer des personnes de la communauté autochtone pour que la formation soit culturellement pertinente, explique Linh Tran.

On a commencé avec une rencontre du Conseil des Atikamekw de Manawan pour leur exposer notre démarche avec le CISSS de Lanaudière et également notre volonté de former un comité de conseil pour nous accompagner tout au long du projet [...] L'accueil a été très bon, à tel point que suite à la rencontre, ils nous ont recommandé des personnes pour former le comité-conseil, ajoute la responsable.

Selon Linh Tran, une partie de la formation pourrait être donnée à des travailleurs d'autres secteurs.

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