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Une saison de rêve pour Antoine Cyr à moins d’un an des Jeux olympiques

Un athlète pendant une compétition de ski de fond.

Antoine Cyr en compétition (archives)

Photo : Sportcom

« Les Jeux olympiques changent de catégorie : ils passent de rêve à objectif ». En une phrase, Antoine Cyr résume ce qu’il retient des succès qu’il a connus sur le circuit mondial de ski de fond au cours de la saison qu’il vient de conclure.

Le Gatinois est de retour au pays après une dizaine de semaines en Europe au cours desquelles il s’est classé parmi les 30 premiers lors de quatre différentes courses. Il a ainsi accumulé 19 points au classement de la Coupe du monde de la Fédération internationale de ski (FIS).

J’ai dépassé mes objectifs, je voulais un top 30, une course dans les points, a expliqué l’athlète de 22 ans, joint pendant sa quarantaine obligatoire. Quand tu réussis, on dirait que ça devient plus facile, tu fais ton nom et ta place, tu deviens plus confiant.

Cyr a conclu sa saison le week-end dernier à Engadine, en Suisse, avec une 29e place de la poursuite 50 km, 24 heures après avoir obtenu le meilleur résultat de sa carrière en Coupe du monde en terminant au 21e rang.

C’était toute une journée, je partais 63e sur la ligne de départ. […] J’ai parlé après avec Devon Kershaw, un ancien champion du monde en ski. Il m’a dit que j’avais skié comme un gars de Coupe du monde et comme un gars mature, a raconté fièrement le Québécois.

Sa 7e place avec Graham Richie au sprint par équipe lors des Championnats du monde à Oberstdorf, en Allemagne, figure aussi parmi les moments forts de sa saison, qu’il a terminée en se sentant comme un athlète différent.

Les apprentissages faits lui donnent la confiance nécessaire pour les prochains mois en vue des Jeux olympiques de Pékin. J’ai eu une saison de rêve et je suis extrêmement motivé pour la suite, a ajouté Cyr, qui crédite l’effort de tous ceux qui gravitent autour de l’équipe nationale pour ses succès.

Une saison stressante

Malgré les résultats encourageants et la progression observée, sa saison n’a pas été facile pour autant. La pandémie a notamment forcé les fondeurs à s’adapter à différentes règles sanitaires dans tous les pays qu’ils visitaient, en plus de se soumettre à de nombreux tests.

Il était le temps que la saison finisse parce que je ne suis pas un gars stressé normalement dans la vie, mais il y avait beaucoup de stress lié à la pandémie, a admis celui qui est maintenant basé à Québec. J’avais un peu de misère à m’endormir la nuit.

Cyr croit toutefois que le prix n’était pas cher payer pour pouvoir rivaliser avec l’élite de son sport, parmi laquelle il trouve de plus en plus sa place.

Le fondeur n’a pas l’intention de profiter de sa quarantaine pour dévorer des séries télévisées. En plus de prendre du repos, il prévoit s’entraîner pour maintenir la forme pour reprendre ses séances habituelles après les 14 jours d’isolement.

Il espère aussi s’adonner à une de ses passions, la mécanique. Il travaille pour une boutique de vélo du mont Saint-Anne, qui prévoyait lui déposer certaines montures qui avaient besoin d’entretien ou de réparations.

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