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Les bons d'achat culturel, une mesure bien accueillie par le milieu des arts

Micro sur une scène avec lumière bleutée.

La relance culturelle proposée par Québec solidaire reçoit un accueil favorable dans le milieu des arts, même si son application pratique reste à clarifier.

Photo : iStock / vladko13

La proposition de Québec solidaire d’offrir des bons culturels pour favoriser la consommation des arts reçoit un accueil favorable du milieu artistique, bien que de nombreux défis logistiques se dressent devant l’application de la mesure.

Dans une lettre ouverte publiée samedi matin, la députée solidaire de Taschereau, Catherine Dorion, décrit l’initiative.

L’idée est simple, mais porteuse : offrir, au coût de 20 $, des bons d’achat d’une valeur de 60 $. Ces bons inciteraient les gens à retourner, lorsque ce sera possible, dans les salles de spectacles, les musées, les cinémas, mais encourageraient également l’achat de nouveaux albums musicaux, de recueils de poésie, d’essais, de romans, indique l’élue.

La proposition mérite d’être analysée, selon Jean-Philippe Joubert, directeur général du théâtre jeunesse Les Gros becs, à Québec.

Toutes mesures qui visent à démocratiser l'accès aux arts de la scène et à la culture en général, bien sûr qu’elles sont bienvenues, lance l’homme de théâtre. Après, il y a plusieurs défis logistiques à cette mesure-là potentielle. 

Le même écho se fait entendre à L’anti bar et spectacles. Son co-propriétaire, Karl-Emmanuel Picard.

Ça me fait penser à ce que j’avais fait il y a un an, indique-t-il. Au début de la crise sanitaire, j’avais fait des bons que je vendais 300 $ et qui donnaient 500 $ échangeables contre des billets de spectacle.

Outre l’afflux de liquidités, certainement bienvenu au cours du long confinement des arts, la mesure a permis à Karl-Emmanuel Picard de ne pas se décourager.

Ça m’a surtout motivé à aller de l’avant avec mon projet, en constatant le soutien de la communauté qui avait l’habitude de fréquenter L’Anti.

Une citation de :Karl-Emmanuel Picard, co-propriétaire de L'Anti

Il croit que le projet, qui met de l’argent directement dans les poches des consommateurs de culture, va dans le bon sens.

Il y a des gens qui trouvent, des fois, qu’un billet à 10 ou 20 $, c’est trop cher. Peut-être qu’avec un bon de culture, ou peu importe, ils pourraient décider de tenter l’expérience, dit-il.

QS évalue à 318 M$ le coût de sa mesure. La formation de gauche aimerait aussi que les bons culturels soient distribués gratuitement aux ménages à revenus modestes, pour démocratiser l’accès aux arts.

Jean-Philippe Joubert, des Gros becs, croit aussi en la mesure. Il souhaite que les partis politiques se penchent sur l’idée.

Dans le milieu scolaire, ça fonctionne présentement, dit-il. C'est exactement le modèle que le gouvernement a choisi avec les mesures de fréquentation des sorties scolaires. Mais ça se fait entre institutions : une école avec un théâtre, impliquant un nombre d'organismes très précis, encadrés avec des balises très précises. Une telle mesure demande encore beaucoup de réflexion sur son opérationnalité. 

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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