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Des chercheurs albertains rêvent d’une ventilation antivirus

Un système de ventilation utilisé pour tester l'intelligence artificielle à l'Université de l'Alberta.

Les chercheurs tentent de doter un système de ventilation d'une intelligence artificielle afin qu'il puisse s'adapter pour limiter les conditions de propagation de virus.

Photo : Yousef Alipouri

Radio-Canada

Des chercheurs de l’Université de l’Alberta tentent de créer un système de ventilation, de chauffage et de climatisation intelligent qui pourrait limiter la propagation de virus, dont le coronavirus à l’origine de la COVID-19.

Ce qui est offert sur le marché vise essentiellement à être le moins cher possible, pas à limiter les infections, explique le chercheur post-doctoral en ingénierie Yousef Alipouri.

Il se spécialise dans la recherche sur les systèmes contrôles intelligents de la ventilation en vue d’assurer la santé publique.

La mauvaise ventilation est considérée par plusieurs organismes de santé publique, dont Services de santé Alberta, comme l’un des facteurs de propagation de maladie transmissible dans l’air.

L’idée de M. Alipouri est donc de créer un système de ventilation combiné à une forme d’intelligence artificielle qui pourrait apprendre à réagir adéquatement à des conditions favorables à la propagation de virus.

L’enjeu, croit le chercheur, est de permettre au système de n’offrir un haut niveau de filtration efficace pour limiter la propagation de virus, mais vorace en énergie, que lorsque cela est nécessaire.

On doit équilibrer l’efficacité énergétique et la prévention de la propagation du virus, explique-t-il.

Selon lui, le matériel nécessaire pour doter les systèmes de ventilation d’une telle intelligence artificielle ne sera pas particulièrement onéreux. L’important, ce sera le logiciel.

Détection, analyse, action

Yousef Alipouri songe à recourir à des caméras jointes à un logiciel capable d’analyser les images en temps réel afin de déterminer le niveau d’utilisation du masque et d’identifier les symptômes potentiels, comme la toux ou l’éternuement, pour ajuster le niveau de ventilation en conséquence.

Le système ainsi contrôlé pourrait également modifier la température et le niveau d’humidité afin de limiter la propagation d’un virus dans l’air.

L’activation pourrait également varier en fonction de l’heure et de l’achalandage, notamment dans les deux heures précédant et suivant la pointe d’utilisation d’un bâtiment.

Le gouvernement de l’Alberta finance le projet pour deux ans. M. Alipouri indique que la phase de design est commencée. La prochaine étape sera d’installer un système expérimental dans un bâtiment d’Edmonton.

Si la pandémie a été une source d’inspiration pour le chercheur, il souligne que le système créé sera conçu pour s’adapter à de nouvelles infections.

On veut créer quelque chose pour l’avenir, pour endiguer aussi de nouvelles infections.

Avec les informations de l’émission Radio Active

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