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Des manifestations contre la déforestation en C.-B.

Des manifestants brandissent des banderoles.

Des manifestants se sont rassemblés devant la Vancouver Art Gallery vendredi pour réclamer la protection des forêts anciennes de la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Le mouvement Forest March BC a tenu vendredi une journée d’actions visant à promouvoir une réforme de la législation forestière en Colombie-Britannique.

Le mouvement demande notamment la mise en place des recommandations de la revue stratégique sur les forêts anciennes de la province, publiée l’an dernier, ainsi qu'un moratoire immédiat sur la coupe de ces forêts.

Hania Peper, une porte-parole du mouvement, exige la mise en place d’un nouveau cadre forestier axé sur la promotion d'écosystèmes plus sains, la promotion et le soutien des systèmes autochtones [...] et l’implication de manière significative des communautés dans les processus de prise de décision.

Mme Peper marchait à Victoria, où plus d’une centaine de personnes étaient présentes selon elle. D'autres manifestations pour la cause ont eu lieu dans plus d’une trentaine de communautés à travers la province, de Nanaimo à Prince George, indique le site internet de Forest March BC.

À Vancouver, une vingtaine de personnes se sont rassemblées devant la Vancouver Art Gallery avec des banderoles réclamant la protection des forêts anciennes de la province. Presque tous portaient un masque et la distanciation sociale était observée.

J'aimerais que l'on protège immédiatement à 100 % nos forêts anciennes, que l'on impose un moratoire sur celles-ci afin de les protéger indéfiniment de toute pratique d’exploitation forestière, explique Christina Gower, l’une des manifestantes sur place. Puis nous devons mettre en œuvre les 14 recommandations [de la revue stratégique].

Un engagement sans échéancier

Ce rapport stratégique, que le gouvernement a reçu en avril 2020 mais n’a rendu publique qu’en septembre, recommande notamment de renforcer l’implication des communautés autochtones et de prioriser la santé des écosystèmes dans la gestion de la forêt.

Invité à réagir par courriel, le ministère des Forêts, des Terres, de l’Exploitation des Ressources naturelles et du Développement rural a réitéré son engagement à mettre en place les recommandations de la revue stratégique. Il n’a cependant pas voulu préciser d’échéancier pour ce faire.

Lorsque notre gouvernement a publié le rapport en septembre dernier, nous avons pris des mesures immédiates sur quatre des recommandations et nous nous sommes engagés à mettre en œuvre les 14, soutient le ministère. Notre engagement envers cet tâche n'a pas changé.

Mais c’est trop peu trop tard selon Mme Peper. Cette étude a été autorisée par le gouvernement et nous n'avons toujours pas vu des mesures significatives sur ces 14 recommandations, déplore-t-elle.

Nous savons que certains réclament un moratoire immédiat, mais cette approche met en péril des milliers de bons emplois, affirme le ministère dans sa déclaration. La revue stratégique recommande pourtant de reporter la coupe des forêts anciennes les plus exposées au risque de perte irréversible de la biodiversité et ce le plus vite possible.

Elle recommande par ailleurs de soutenir les travailleurs et les communautés affectées par un éventuel changement de paradigme.

Le printemps dernier, un cabinet d'experts-conseils en écologie indépendant a déterminé que si les forêts anciennes représentent environ 23 % des zones boisées de la province, moins de 3 % soutiennent de grands arbres anciens, soit une superficie d'environ 400 000 hectares.

Le Sierra Club de la Colombie-Britannique estime que plus de 140 000 hectares de forêts anciennes sont exploités chaque année en Colombie-Britannique.

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