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Ottawa pourrait accorder plus de subventions pour des logements abordables

Le milliard de dollars que le fédéral avait consacré à son programme pour favoriser la création rapide de ces logements a été complètement versé, mais des centaines de demandes n'ont pas pu être financées.

Des tours de logements abordables sur une rue de Montréal.

L'Initiative pour la création rapide de logements n'accepte plus les demandes depuis le 1er janvier.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La Presse canadienne

Le gouvernement fédéral aimerait subventionner davantage les responsables du logement pour que l'on crée rapidement plus d'unités abordables, a déclaré vendredi le ministre du Développement social.

Ahmed Hussen n'a pas précisé combien d'argent il souhaitait trouver rapidement dans les coffres d'Ottawa, mais cet appel du pied intervient alors que l'Initiative pour la création rapide de logements, du gouvernement fédéral, a été inondée de demandes.

Ce programme, doté d'un milliard de dollars, n'accepte plus les demandes depuis le 1er janvier. Il visait à créer de nouveaux logements abordables pour les personnes et les populations vulnérables.

Par ce programme, les libéraux voulaient contribuer à créer jusqu'à 3000 unités permanentes d'ici le printemps.

Les provinces, les territoires, les municipalités, les gouvernements, les organisations autochtones et les organismes sans but lucratif étaient invités à acheter et à convertir rapidement des immeubles locatifs, des motels et des hôtels en logements abordables, ou à acheter des unités faciles à construire.

Or, le ministre Hussen a indiqué vendredi que le milliard de dollars avait été complètement versé. Le gouvernement est maintenant en voie de créer 4700 logements, dont environ 40 % seront destinés aux Autochtones, a-t-il dit. Mais des centaines de demandes n'ont pas pu être financées par le gouvernement, même s'il le voulait, a admis le ministre.

Au final, Ottawa finance 179 projets de logements abordables, plus 5 subventions aux grandes villes, sur les 679 demandes présentées, qui valaient plus de 4 milliards de dollars.

C'était un programme ponctuel, a déclaré M. Hussen lors d'un événement virtuel, vendredi.

Compte tenu de la demande et de la qualité des candidatures reçues, nous recherchons actuellement du financement supplémentaire pour soutenir encore plus de projets méritants.

Une citation de :Ahmed Hussen, ministre du Développement social

M. Hussen n'a pas précisé où il cherchait ces nouvelles sommes, mais le gouvernement fédéral a discrètement mené des consultations, depuis des semaines, sur le redémarrage d'un programme de logement rapide. Les libéraux ont aussi laissé entendre qu'ils pourraient faire une annonce dans le prochain budget fédéral.

Le ministre Hussen obtiendrait donc ces nouvelles sommes à temps pour l'été, à condition que les députés appuient le budget aux Communes.

Dans sa lettre de mandat supplémentaire, en janvier, le premier ministre avait demandé au ministre Hussen d'augmenter les investissements dans la création rapide de logements à court terme.

Les grandes villes et les projets individuels

Les libéraux avaient divisé en deux volets égaux le milliard de dollars prévu dans l'Initiative pour la création rapide de logements : 500 millions destinés à 15 grandes villes, en fonction de la gravité des besoins de logement sur leur marché; et 500 millions à des projets précis, soumis par des provinces, territoires, municipalités, gouvernements et organisations autochtones, ou organismes sans but lucratif.

Ainsi, Montréal devait recevoir près de 57 millions de dollars, et Québec, 7,1 millions de dollars.

Ahmed Hussein en conférence de presse.

Des centaines de demandes envoyées à l'Initiative pour la création rapide de logements n'ont pas pu être financées, a fait savoir le ministre Ahmed Hussen.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Adam Vaughan, secrétaire parlementaire du ministre Hussen, a souligné que les municipalités étaient en mesure de recevoir l'argent plus rapidement, car plusieurs d'entre elles avaient déjà des achats ou des plans tout prêts à être lancés une fois le financement arrivé.

L'argent a circulé plus lentement dans l'autre volet des projets, a-t-il dit, mais il a permis l'achat de plus d'unités parce que le prix des terrains est moins élevé dans de petits marchés.

Les municipalités souhaiteraient qu'Ottawa maintienne son volet des allocations directes aux grands centres, tandis que les intervenants sur le terrain aimeraient un programme basé uniquement sur les propositions de projets précis.

Selon M. Vaughan, l'analyse préliminaire de l'Initiative plaide en faveur du programme à deux volets.

Nous devons examiner [...] où cet argent a atterri, où il a eu du mal à atterrir, où il y avait un solide partenariat provincial, municipal, mais aussi où les organismes sans but lucratif ont été utiles, ou non, et nous devrons ensuite jouer avec ces chiffres pour obtenir les meilleurs résultats, a-t-il déclaré.

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