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La pandémie vue par les ambulanciers paramédicaux

Ambulances au quartier général des Services paramedic d’Ottawa.

Les ambulanciers paramédicaux ont eux aussi dû s'adapter à la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Frederic Pepin

Radio-Canada

Les travailleurs de première ligne, dont les ambulanciers paramédicaux, auront été forcés de se réorganiser en raison de la pandémie qui chamboule les vies depuis un an. Des deux côtés de la rivière, les services paramédicaux reviennent sur les défis et les bons coups de cette dernière année.

Si la grande majorité des travailleurs se sont retrouvés en télétravail, il n'en a pas été de même pour les ambulanciers paramédicaux.

Ce n’est pas une possibilité de travailler de la maison, a fait valoir André Mollema des relations publiques du Service paramédic d'Ottawa, en entrevue à l'émission Sur le vif. Pandémie ou pas, il y a des appels d’urgence qui rentrent, il faut que les paramédics soient en poste.

Il aura donc fallu réorganiser l'espace dans le quartier général qui accueille 730 employés, dont 500 travailleurs de première ligne.

Résilience et innovation sont les deux mots qu'a utilisés M. Mollema pour résumer cette année COVID-19. Résilience devant les changements constants, et innovation pour les solutions apportées aux nouveaux défis reliés à la pandémie.

André Mollema pose sur le terrain du Service paramédic d'Ottawa.

André Mollema, du Service paramédic d'Ottawa (Archives).

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

Le mot qui me vient en tête, c'est adaptation, a renchéri Marie-Ève Daoust, chef aux opérations et aux communications de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais (CPO).

Tous les aspects du métier y sont passés : équipement, médication, protocole, etc.

Cette dernière a confié qu'au tout début de la pandémie, la situation était épeurante puisque personne ne savait à quoi s'attendre. C'était l'inconnu, a-t-elle ajouté.

Plusieurs membres de la Coopérative vivaient dans la peur de ramener le virus à la maison. Notre vie ne s'arrête pas après notre quart de travail, ça continue, a-t-elle rappelé.

« J’ai une belle famille, ici, à la coopérative. On s’est serré les coudes. »

— Une citation de  Marie-Ève Daoust, chef aux opérations et aux communications de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais

Grâce au soutien des paires et à une forte collaboration avec le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais, les membres de la coopérative ont su s'adapter rapidement, selon Mme Daoust.

Participer à la vaccination

En Outaouais comme à Ottawa, les ambulanciers ont trouvé un moyen de contribuer à l'effort de vaccination. Dans la capitale nationale, les ambulanciers d'Ottawa vaccinent eux-mêmes une partie de la population depuis le début du mois de janvier.

Aujourd’hui [vendredi], on va franchir le cap de 17 000 vaccins administrés par les paramédics de nos équipes de vaccination mobile, en collaboration avec Santé publique Ottawa, a indiqué M. Mollema.

Les équipes ont commencé par les maisons de soins de longue durée, pour ensuite faire les maisons de retraite. Dans chacune d'elles, la douzaine d'employés a été accueillie et remerciée chaleureusement, a-t-il raconté.

« C'est vraiment un sentiment qui fait chaud au cœur. »

— Une citation de  André Mollema, relations publiques, Service paramédic d'Ottawa

De l'autre côté de la rivière, Mme Daoust a indiqué que l'ajout de cliniques mobiles gérées par les ambulanciers avait été proposé au CISSS de l'Outaouais. Le projet est toujours à l'étude.

Une femme devant un micro dans un studio de radio

Marie-Ève Daoust, chef aux opérations, et aux communications à la Coopérative des paramédics de l'Outaouais

Photo : Radio-Canada / Nathalie Bastien

En attendant, une soixantaine de membres de la Coopérative participent à la vaccination à même les cliniques.

Présentement, j’ai des paramédics dans les cliniques de vaccination aux quatre coins du territoire pour parvenir à pallier le manque d’effectif dans les centres, a-t-elle indiqué.

Avec les informations de Marie-Lou St-Onge

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