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Chronique

Magasiner une nouvelle école

Large rangée de fenêtres sur le côté de l'école par une belle journée d'automne.

L'école francophone Père Lacombe, à Edmonton

Photo : Radio-Canada / Geneviève Tardif

J’attends ce moment depuis plusieurs mois : l’un de mes enfants doit choisir l’école où il poursuivra ses études pour le second cycle du secondaire.

Mon jeune adolescent m’a dit dès le début que ce choix devait être le sien. Cela signifiait que nous devions magasiner ensemble les possibilités, en discuter puis le laisser prendre une décision.

Cette année, contrairement à d'habitude, les écoles tiennent leurs portes ouvertes en ligne, à cause de la pandémie de COVID-19.

Les jeunes et leurs parents doivent aller sur Internet, écrire ou téléphoner pour en savoir davantage sur les programmes et sur les inscriptions. Nous l’avons fait pour trois écoles.

Je regrette, il est vrai, de manquer cette interaction avec les responsables scolaires, lorsque les écoles sont en mesure d’organiser des visites en personne.

Mais l’expérience particulière actuelle m'aura permis de discuter davantage avec mon fils au sujet de ses préférences et d’en mesurer les défis.

Il m’a d’ailleurs impressionné par la maturité dont il fait preuve, particulièrement pour comparer les avantages de poursuivre ses études à l’école francophone ou d’essayer une école anglophone.

Je suis Albertain et je suis tenté de m’immerger dans l’ambiance des études en anglais. En même temps, je ne voudrais pas tellement perdre mon français, me répète mon fils.

Et cette préoccupation, il l'évoque aussi dans ses discussions avec sa mère et avec ses frères.

C’est un aspect auquel je n’ai pas été confronté pendant mes années d’école. La question ne se posait même pas, car, durant toutes mes études, du primaire à l’université, j'ai baigné dans la francophonie.

Pour moi, l’anglais a été un luxe additionnel, même si, depuis mon arrivée en Alberta, c’est une langue dont je suis bien obligé de me servir dans certaines circonstances.

Je comprends la complexité de la réalité pour mes enfants. Puisqu’ils sont nés ici, ils rêvent légitimement d'être parfaitement bilingues.

Les accompagner dans ce rêve, c’est devenu néanmoins ma responsabilité en tant que parent.

Aussi, qu’il poursuive à l’école francophone ou qu’il choisisse l’école anglophone, mon garçon peut compter sur moi pour que ce bilinguisme soit une réalité solide pour lui.

Je lui ai promis de m’assurer qu’il se sente à l’aise dans les deux langues, quel que soit son choix.

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