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Le cri d’aide des commerces et des hôtels de Regina durement touchés par la COVID-19

La rue piétonne vide du centre-ville de Regina, en Saskatchewan.

La rue piétonne vide du centre-ville de Regina, en Saskatchewan

Photo : CBC / Kirk Fraser

Radio-Canada

La dernière année a été particulièrement difficile pour les centres-villes, et Regina n’y fait pas exception. L’Association des hôteliers de la capitale, le Regina Downtown Business Improvement District et le Regina Warehouse Business Improvement District ont tous les trois demandé une aide financière supplémentaire à la Ville.

C’est que plusieurs commerces au cœur de la capitale sont aujourd’hui à risque de devoir fermer les portes, comme le rappelle la directrice de Regina Downtown Business Improvement District, Judith Veresuk.

Le danger pèse notamment sur les nombreux cafés qui dépendent en grande partie des travailleurs des immeubles de bureaux.

« Les cafés sont sur le point de disparaître. »

— Une citation de  Judith Veresuk, directrice du Regina Downtown Business Improvement District

Une situation que la copropriétaire du restaurant The Cure Kitchen and Bar, Morgan Choquer, connaît bien.

N'eût été de l’aide financière venue des différents ordres de gouvernement, elle ne croit pas que son entreprise aurait survécu.

Nous sommes extrêmement reconnaissants envers ces différents programmes d’aide, soutient-elle. Pour le moment, la situation est suffisamment stable pour que nous demeurions ouverts. Nous avons beaucoup d’espoir pour le reste de 2021.

La terrasse du restaurant The Cure Kitchen and Bar à Regina, en Saskatchewan. Elle a été installée dans le stationnement arrière lors de la pandémie.

Les propriétaires du restaurant The Cure Kitchen and Bar ont installé une terrasse dans le stationnement arrière, l'été dernier, en raison de la pandémie (archives).

Photo : CBC / Natascia Lypny

Avant le début de la pandémie, The Cure Kitchen and Bar recevait environ 70 clients lors des grosses journées, un nombre qui pouvait monter jusqu’à une centaine lorsque des événements étaient organisés.

Or, maintenant, avec les différents protocoles et les limites imposées, le restaurant ne reçoit plus qu’entre 10 et 15 visiteurs par jour.

Nous avons commencé à retrouver une certaine stabilité avec la nouvelle année, mais je crois que certains ne voient toujours pas la lumière au bout du tunnel, témoigne Morgan Choquer. Cette aide supplémentaire serait la bienvenue pour un grand nombre d’entreprises.

Une grande partie du financement demandé serait axée vers les commerces du rez-de-chaussée des immeubles de bureaux.

C’est ce type de magasin qui contribue à la vitalité et à l’énergie d’un centre-ville, explique Judith Veresuk.

Un centre-ville vidé de ses travailleurs

Du côté de la Ville, l’administration municipale a déjà approuvé un programme de bourse pour contribuer à la reprise économique.

Or, le centre-ville, le quartier Warehouse et les hôteliers aimeraient avoir une part supplémentaire du gâteau.

Judith Veresuk justifie cette demande en expliquant que les autres commerces de la ville sont situés dans des quartiers résidentiels.

Cependant, seules 1000 personnes vivent au centre-ville de Regina; une faible densité auparavant compensée par les 30 000 à 35 000 personnes qui s’y rendaient quotidiennement pour aller au travail.

Cet achalandage n’est maintenant plus que de 4500 personnes en raison des recommandations sanitaires en ce qui concerne le télétravail.

Judith Veresuk ajoute que comme aucune fermeture obligatoire n'a été mandatée par la province, les différents commerces ne peuvent accéder à une aide supplémentaire du fédéral.

Trouver le juste équilibre

Pour le moment, l’administration de Regina a préféré recommander aux associations d’envoyer leurs demandes d’aide à la nouvelle équipe de travail se concentrant sur la reprise économique et l’efficacité de cette dernière.

Certains conseillers municipaux soutiennent quant à eux que d’autres entreprises en dehors du centre-ville, du quartier Warehouse ou du monde hôtelier souffrent également de pertes financières.

« Nous devons trouver le juste équilibre entre qui reçoit du financement et qui n'en reçoit pas », explique le conseiller municipal Chris Holden.

S’amorce donc un jeu d’équilibriste, afin d’aider tout le monde d’une manière juste et égale tout en s’assurant que le cœur de la ville et sa situation particulière ne sont pas laissés pour compte.

Avec les informations de Heidi Atter

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