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COVID-19 : manque criant de travailleurs pour l'effort de vaccination en Outaouais

Une personne en face  d'une autre à une table d'évaluation.

Une personne se fait évaluer au centre de vaccination du Palais des congrès, à Gatineau (archives).

Photo : Radio-Canada / David Richard

Radio-Canada

Alors qu'il vient de recevoir des milliers de doses supplémentaires de vaccins contre la COVID-19, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais veut doubler, même tripler sa capacité de vaccination de la population.

Les 65 ans et plus peuvent désormais prendre rendez-vous dans la région, mais les travailleurs nécessaires pour administrer les vaccins à la cadence souhaitée sont loin de tous avoir été embauchés.

À l'échelle provinciale, il manque environ 5000 travailleurs de la santé pour optimiser l'effort de vaccination et c'est en Outaouais que le manque est le plus criant alors que seulement 41 % des postes étaient comblés en date du 13 mars.

Concrètement, ça signifie que le CISSS de l'Outaouais aurait besoin de combler 400 emplois à temps plein et puisque certains travailleurs ne seront disponibles qu'à temps partiel, les besoins réels sont encore plus importants.

Lorsqu'on parle de temps complet versus les candidats, c'est environ 50 %. Donc si on veut avoir 400 emplois à temps complet sur le terrain, ça veut dire que ça nous prend entre 800 et 1000 candidats, explique Marie-Claude Choquette, adjointe par intérim au directeur des ressources humaines du CISSS de l'Outaouais.

Une femme reçoit son vaccin, une autre l'accompagne et se tient debout près de la station de vaccination.

C'est maintenant au tour des 65 ans et plus de prendre rendez-vous en Outaouais (archives).

Photo : Radio-Canada / David Richard

Des pharmaciens, inhalothérapeutes, ergothérapeutes, dentistes et opticiens sont entre autres recherchés pour combler ces postes, ce qui permettrait à la santé publique de vacciner des citoyens 7 jours sur 7 plutôt que seulement 5 jours.

La liste de professionnels en mesure de contribuer à l'effort de vaccination du gouvernement québécois (Nouvelle fenêtre) comprend en fait une trentaine de métiers différents liés à la santé.

On sait que durant l'été, il y a des étudiants et des retraités qui devraient être plus disponibles, mais aussi des professionnels qui vont vouloir prendre des semaines de vacances, donc si on parle en termes de candidatures, on en vise de 1000 à 1500, précise Mme Choquette.

Le CISSS de l'Outaouais rappelle également avoir besoin de gens capables de s'occuper de tâches administratives, d'entrées de données et d'accueil des personnes à vacciner.

Situation similaire en Ontario

De son côté, la Ville d'Ottawa n'a pas voulu chiffrer les besoins, mais reconnaît qu'un bon coup de main est requis, soulignant que les travailleurs francophones sont particulièrement en demande.

La Ville d’Ottawa et Santé publique Ottawa recherchent activement des candidats pour pourvoir différents postes dans leurs cliniques de vaccination, a confirmé par courriel Anthony Di Monte, le directeur général des Services de protection et d’urgence de la Ville d'Ottawa.

Quant au Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO), il anticipe également des enjeux de recrutement de personnel et de planification de la logistique dans chaque clinique.

Chaque vaccinateur a besoin d’une autre personne pour fonctionner. Disons qu’on a 20 vaccinateurs, on a besoin d’au moins 20 autres personnes pour aider avec l’enregistrement, guider les personnes, a illustré le Dr Paul Roumeliotis, médecin-hygiéniste en chef du BSEO.

On peut faire deux ou trois cliniques à la fois. Six à la fois comme on le faisait [durant la pandémie] de H1N1, ça va être difficile, conclut le Dr Roumeliotis.

Avec les informations de Patricia Sauzède et Stéphane Leclerc

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