•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Winnipeg songe à poursuivre le développement du transport actif

Un cycliste vu de dos emprunte une rue fermée à la circulation automobile par une barricades avec des affiches expliquant les règles et la distanciation sociale.

La promenade Lyndale, dans le quartier de Saint-Boniface, était l'une des rues fermées à la circulation automobile en 2020.

Photo : Radio-Canada / Geneviève Murchison

Radio-Canada

Winnipeg songe à renforcer son programme de « rues ouvertes », lancé au début de la pandémie, qui interdisait la circulation de véhicules sur certaines rues afin de favoriser le transport actif.

En 2020, la fermeture dominicale de quelques rues, dont la promenade Lyndale, la rue Scotia, le croissant Wellington et l’avenue Wolseley, à Winnipeg, a été étendue aux autres jours de la semaine.

La Ville a ensuite ajouté plusieurs autres rues ouvertes afin de favoriser l’activité physique tout en permettant de respecter la distanciation physique.

Avec l’arrivée du printemps et le maintien de restrictions sanitaires, certains se demandent ce qu’il adviendra des rues ouvertes en 2021. D'autres réclament l’expansion du programme, alors que plusieurs encore se plaignent des confrontations qu’il a engendrées.

Les fonctionnaires municipaux ont reçu le mandat de produire un rapport à ce sujet en septembre dernier, mais ils doivent poursuivre le travail jusqu’à la mi-avril.

Ils sont censés identifier des rues supplémentaires qui pourraient être fermées à la circulation automobile et proposer des recommandations pour la création de réseaux de transport actif tout au long de l’année.

Le président du comité d'orientation permanent du renouvellement des infrastructures et des travaux publics, le conseiller de Saint-Boniface Mathieu Allard, est irrité par l’attente qu’entraîne la production du rapport.

J’aimerais les voir ouvertes maintenant, lance-t-il.

Les fonctionnaires municipaux ont eu deux extensions pour achever le rapport. En voyant la neige fondre et en me souvenant de l’énorme succès de l’an dernier, j’ai vraiment hâte de mettre ça en marche et je ne vois pas pourquoi on ne peut pas le faire tout de suite, poursuit le conseiller municipal.

Source de confrontations, dit une résidente

Debbie Kroeker, qui se baladait sur le terre-plein du croissant Wellington, souhaite la réouverture des rues ouvertes. Ça change la vie d’avoir un endroit où l’on peut marcher et se distancier, déclare-t-elle.

Sans cette occasion, nous ne pourrions pas marcher à plus de deux personnes, poursuit-elle.

Leanne, une résidente du croissant Wellington, croit que les rues ouvertes provoquent des confrontations entre piétons, cyclistes et résidents.

Les gens qui utilisent la rue n’ont aucune considération pour les gens qui y habitent et qui doivent accéder à la rue, dit-elle. Il y a eu beaucoup de confrontations.

Nous voulons que tout le monde soit en sécurité et puisse marcher, et c’est une belle rue dont nous voulons profiter aussi. Cependant, nous y habitons et nous devons sortir nos véhicules, ajoute la résidente.

Le porte-parole de la Ville de Winnipeg, Ken Allen, indique que c’est la première fois que la Ville de Winnipeg s’est lancée dans un programme du genre et qu’il faut du temps pour bien conduire l’initiative. 

Il faut surtout du temps additionnel pour consulter les parties prenantes et s’assurer que tous les corridors identifiés peuvent fonctionner en tant que rues ouvertes, dit-il.

Avec les informations de Sean Kavanagh

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !