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Variants du coronavirus : l’inquiétude grandit dans les écoles de la Saskatchewan

Deux enfants traversent un passage pour piétons pendant qu'un agent tenant un panneau stop arrête la circulation routière.

Le président de la Fédération des enseignants de la Saskatchewan, Patrick Maze, affirme qu'avec les variants du coronavirus, il est très important de ne pas baisser la garde.

Photo : CBC/Ben Nelms

Avec 135 cas confirmés de variants du coronavirus en Saskatchewan, la plupart dans la capitale Regina, et 433 cas présumés, l’inquiétude grandit dans la province et notamment au sein des établissements scolaires.

Le président de la Fédération des enseignants de la Saskatchewan, Patrick Maze, affirme que certaines données indiquent que 40 % des élèves qui contractent la COVID-19 seraient asymptomatiques.

Patrick Maze déplore le fait que les tests rapides, que la Saskatchewan a reçus en grande quantité, ne soient pas plus utilisés, et ce, notamment dans les écoles.

Ces tests sont utiles alors qu’on se dirige tout droit vers une troisième vague et que les élèves se trouvent à nouveau face à des interruptions d’apprentissage.

Une citation de :Patrick Maze, président de la Fédération des enseignants de la Saskatchewan

Une inquiétude que partage le directeur général du Conseil des écoles fransaskoises (CEF), Ronald Ajavon, qui assure néanmoins que le CEF travaille de près avec les autorités sanitaires pour assurer la sécurité de tous.

Par ailleurs, Ronald Ajavon soutient un appel de la porte-parole en matière d’éducation pour le Nouveau Parti démocratique (NPD) de la Saskatchewan, Carla Beck, qui a demandé en conférence de presse jeudi que les tests rapides soient envoyéS dans la province et en particulier dans les écoles, en raison des problèmes que représentent les variants.

Nous sommes notamment en discussion avec le ministère de l'Éducation sur les tests de dépistage rapide, une fois qu'on aura une orientation claire, on communiquera avec les parents.

Une citation de :Ronald Ajavon, directeur général du Conseil des écoles fransaskoises

De son côté, le ministre de la Santé de la Saskatchewan, Paul Merriman affirme travailler avec les divisions scolaires afin de s’assurer qu’elles souhaitent acquérir des tests rapides et qu’elles sont en mesure de les administrer.

Il faut quelqu’un sur place qui puisse utiliser correctement ces tests. Car s’ils ne sont pas faits correctement, on peut se retrouver avec un faux positif ou un faux négatif.

Une citation de :Paul Merriman, ministre de la Santé de la Saskatchewan

Des tests administrés par des professionnels de la santé

Le directeur général du CEF souligne cependant qu'il reviendra aux professionnels de la santé de faire passer ces tests, et non au personnel des établissements.

Une position que partage la représentante du groupe Facebook, Safe Schools Saskatchewan, Margi Corbett, qui s’inquiète de voir s’alourdir une charge de travail déjà conséquente pour les professeurs qui sont à bout.

Ronald Ajavon indique que le CEF est en contact constant avec l’Autorité de la santé et discute actuellement sur le fait de faire passer deux tests aux enfants lorsque ceux-ci doivent s’isoler après avoir été un cas contact.

Il affirme cependant que les enjeux légaux sont également à prendre en compte et que le Conseil contactera les parents lorsque de nouvelles informations seront disponibles.

De son côté Carla Beck déplore que le risque soit désormais plus élevé dans les écoles à cause des variants, par rapport à ce qui a pu être observé depuis le début de la pandémie.

La porte-parole du NPD ne souhaite cependant pas se prononcer sur une éventuelle fermeture des écoles pour le moment.

Avec les informations de Mercia Mooseely et de Gregory Wilson

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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