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Un Centre de prévention des surdoses voit le jour à Val-d'Or

L'extérieur de la clinique Pikatemps.

Le Centre de prévention des surdoses est un projet pilote.

Photo : Charles Laferrière

Visant la réduction des méfaits, un projet pilote de Centre de prévention des surdoses de Val-d’Or a comme principal objectif de sauver des vies, dans un contexte de crise des opioïdes.

Selon la Dre Omobola Sobanjo, les démarches pour la création de ce centre ont été amorcées au début de la pandémie, alors que la fermeture des régions a rendu plus difficile l'accès aux stupéfiants.

Nous avons constaté une difficulté chez nos citoyens de pouvoir avoir accès aux drogues. Ça a augmenté les types de consommation et les effets négatifs associés. On a eu plus de consultations associées à ce type de consommation, et on voulait donner une opportunité à ces personnes de pouvoir avoir accès à un endroit où ils peuvent aller consommer leur drogue de façon sécuritaire, précise-t-elle.

Selon la Dre Sobanjo, la création du centre permettra de rejoindre plus facilement la population concernée afin de faire de la prévention et de la sensibilisation.

C’est aussi une opportunité pour [les personnes avec une dépendance] d’avoir une porte d’entrée à nos services réguliers, qui peuvent les aider dans d’autres facettes de leur vie et dans d’autres enjeux sanitaires. Il y a d’autres types d’infections qu’on peut détecter, on peut les aider à prévenir les infections et aider à prévenir d’autres effets négatifs qui peuvent arriver avec une consommation qui n’est pas sécuritaire, déclare-t-elle.

Un couloir dans un centre de santé.

Le centre vise à offrir un endroit sécuritaire pour l'injection d'opioïdes.

Photo : Charles Laferrière

Pour Antoine St-Germain, travailleur social au Poste de police communautaire mixte autochtone de Val-d’Or, c’est le lien de confiance établi entre les intervenants et les usagers qui amènera ceux-ci à utiliser les services mis à leur disposition.

Notre équipe en itinérance est quand même bien soudée, donc c’est sûr que ça ne se fera pas du jour au lendemain, mais en faisant visiter les locaux une fois, par la suite de commencer à en parler, avec le bouche-à-oreille, s’ils se rendent compte que c’est un service efficace, le lien de confiance, ça se transfère bien, affirme-t-il.

C’est sûr que si on leur dit : viens consommer dans des locaux gouvernementaux, ce n’est pas une habitude, c’est vraiment avant-gardiste. On va devoir les charmer.

Une citation de :Antoine St-Germain, travailleur social

Selon M. St-Germain, le centre pourrait également permettre de dresser un meilleur portrait du phénomène de la consommation d’opioïdes dans le secteur de Val-d’Or.

Le président du CA de la Piaule surpris

Bien conscient des problèmes d’utilisation de stupéfiants, notamment par injection, Stéphane Grenier, président du conseil d’administration de la Piaule à Val-d’Or, se réjouit de l’ouverture du Centre de prévention des surdoses. Il se dit toutefois surpris de ne pas avoir été consulté dans l’élaboration de ce projet qui touche de près les activités de son organisme.

J’ai appris l’ouverture officielle seulement hier. Je savais qu’il y avait quelque chose qui se développait, mais comme partenaire, on n’a pas été mis au courant officiellement du développement de ce centre-là, dit-il.

Je connais le pourquoi de ces centres-là et je pense que c’est un plus à avoir. Mais je ne peux pas vraiment en dire plus parce que je n’ai pas visité leurs locaux et comme partenaire, je n’ai pas été consulté.

Une citation de :Stéphane Grenier, président de la Piaule

Une bonne nouvelle, selon le maire de Val-d’Or

Pour le maire de Val-d’Or, Pierre Corbeil, la création de ce centre pourrait aider des personnes aux prises avec un problème de dépendance à s'en sortir.

Si ça [le centre] leur permet d’identifier des personnes qui pourraient sortir de la rue, qui pourraient sortir de la dépendance, bravo, tant mieux!, exprime-t-il.

Le Centre de prévention des surdoses de Val-d'Or.

Le Centre de prévention des surdoses de Val-d'Or

Photo : Charles Laferrière

Questionné à savoir si le Centre pourrait susciter des craintes auprès des citoyens du secteur, M. Corbeil s’est fait rassurant.

Il n’y aura que trois unités, ils ont appelé ça des isoloirs, donc il n’y aura pas de masses de personnes. Je ne crois pas qu’il n’y ait d’affluence. Val-d’Or, ce n’est quand même pas Vancouver, conclut-il.

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