•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le ministre Christian Dubé a reçu le vaccin d'AstraZeneca

Le ministre, qui porte un masque, se fait vacciner par une femme.

Le ministre de la Santé a reçu une première dose du vaccin Covishield, soit la version indienne d'AstraZeneca.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Visiblement satisfait de son expérience, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a assuré qu'il se sentait « très, très bien » après avoir reçu le vaccin d'AstraZeneca.

M. Dubé entendait ainsi montrer l'exemple, alors que des doutes subsistent au sujet de ce vaccin.

Au cours des derniers jours, des Québécois qui avaient pris rendez-vous ont refusé de recevoir leur dose en apprenant qu'il s'agirait du vaccin Covishield – la version d'AstraZeneca produite par l'entreprise Verity Pharmaceuticals et le Serum Institute of India.

C'est ce vaccin que le ministre s'est fait administrer jeudi en fin d'après-midi, au Palais des congrès de Montréal.

On me dit de faire très attention : pour les trois prochaines semaines, je dois porter mon masque, a souligné M. Dubé, en rappelant qu'il faut respecter une période de deux à quatre semaines avant que la première dose n'offre sa protection maximale.

M. Dubé a dit ressortir du centre de vaccination le cœur léger.

Le ministre doit recevoir sa deuxième et dernière dose le 8 juillet prochain, soit un peu moins de quatre mois après la première. La santé publique estime qu'il faut respecter un intervalle de 16 semaines entre les deux doses.

Le premier ministre François Legault n'a pas tardé à saluer le geste de son ministre sur Twitter.

Tandis que des pays européens ont suspendu l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca par mesure de précaution après l'apparition de cas de thromboses, M. Legault et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont tous deux tenté d'apaiser les inquiétudes.

Ce dernier a réitéré sa confiance à l'égard du vaccin, qui a été homologué par Santé Canada à la fin de février.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a pour sa part assuré que le vaccin était « sûr et efficace ». D'après le régulateur, les avantages du vaccin l'emportent sur les risques d'effets secondaires, malgré les rares cas de caillots sanguins qui ont été rapportés chez des gens récemment vaccinés.

Les experts de l'EMA ont déclaré jeudi que les preuves qu'ils avaient étaient insuffisantes pour conclure avec certitude si ces effets secondaires sont causés par le vaccin ou non.

Au Canada, le Comité consultatif national de l'immunisation s'est rangé à l'avis de Santé Canada cette semaine, en indiquant que le vaccin peut être administré sans problème à des personnes de 65 ans et plus.

Encouragé par les livraisons de vaccin contre la COVID-19, le premier ministre Legault prévoit que tous les Québécois qui le désirent pourront recevoir une première dose d'ici le 24 juin.

Mais encore faut-il que la campagne de vaccination maintienne sa cadence. Radio-Canada a révélé que la santé publique du Québec cherchait encore à recruter 5000 employés afin d'atteindre son objectif.

Le ministre Dubé a estimé que, d'ici la fin de la journée, entre 30 000 et 35 000 doses auront été administrées jeudi, soit bien plus que les 26 225 doses inoculées mercredi. Il espère toutefois voir la campagne s'accélérer en avril et en mai.

En avant-midi, jeudi, les autorités sanitaires avaient signalé que 832 469 doses avaient été administrées jusqu'à présent, dont l'essentiel auprès des personnes de 80 ans et plus.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !