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Le biathlon, un sport de précision pour tous les âges

Marie-Eve et son fils prennent un selfie dans un stationnement.

Marie-Ève Bussières et son fils, William Bear.

Photo : Marie-Eve Bussieres

Le biathlon est un sport qui demande de la vitesse et de la précision. Les adeptes de ce sport en Saskatchewan n'ont pas assez de mots pour décrire leur amour et leur passion à son sujet. Cette discipline est appréciée par les personnes de tous les âges et de tous les niveaux dans la province.

Après plusieurs années de ski de fond, le Fransaskois William Bear, âgé de 14 ans, avait besoin d’un nouveau défi. Il faisait du ski de fond classique depuis l'âge de 4 ans et, à 10 ans, il a commencé à utiliser la technique du ski de patin, aussi appelée pas de patineur, style libre ou skating.

William est couché et vient tout juste de tirer avec sa carabine. Il a un oeil fermé et regarde directement à la caméra.

William Bear avec sa carabine

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Il a donc essayé pour la première fois le biathlon, un sport qui combine le ski de patin et le tir à la carabine. C’était exactement l’activité qu’il recherchait : Ça fait différent du ski, ça met un peu de piquant. Deux ans et demi plus tard, il est encore passionné par ce sport et il fait partie de l’équipe provinciale.

Sa mère, Marie-Eve Bussières, est devenue son entraîneuse. Moi, je choisis de faire du bénévolat où mon enfant est, alors j’ai passé de coach de ski de fond à coach de biathlon.

La mère de William a également découvert une nouvelle passion, qui représente une bonne combinaison de son amour pour le ski et une redécouverte de son amour pour le tir.

Pour la carabine, j’ai un passé où j'étais cadette à la GRC, et c’était un retour aux sources pour moi de redécouvrir le tir. Combiner le fait que tu dois faire du cardio, et après, il faut que tu sois capable de maîtriser la concentration, c’est un sport qui demande beaucoup!

Selon elle, ce sont surtout les gens qui font du ski de patin, ceux qui viennent plutôt des milieux policiers et les cadets qui connaissent le biathlon. Ce n'est pas encore un sport qui est très connu au Canada. On connaît Myriam Bédard [trois fois médaillée olympique], on connaît des Jean Patrick, mais le sport ne reste pas du hockey.

Regina se prépare à accueillir les prochains Jeux d'hiver de la Saskatchewan, du 20 au 26 février 2022. Cela nécessitera l'apport de nombreux bénévoles, officiels et entraîneurs. Marie-Eve Bussières espère que les Jeux attireront l'attention sur le biathlon.

Une première expérience au biathlon

J’ai décidé d’essayer le biathlon pour la première fois à l'occasion de mon Défi 40. C’est un projet où je tente de faire 40 nouvelles choses pour mes 40 ans.

Je l'avoue, le sport m’intimidait un peu. Je n’ai jamais tiré à la carabine de ma vie!

Quand j’ai vu les jeunes athlètes arriver avec leur carabine bien installée dans leur étui, à mes yeux, ça ressemblait plus à un orchestre qui arrivait avec ses instruments de musique. L'idée que ces jeunes puissent avoir des armes dans leur étui dont ils s'occupaient et qu'ils utilisaient pour leur sport m'était totalement étrangère. Je suppose que notre esprit a tendance à aller vers ce qui nous est familier.

Nicole regarde directement à la caméra. Elle est couchée sur son ventre avec la carabine en main.

Nicole Lavergne-Smith tire à la carabine pour la première fois.

Photo : Radio-Canada / Matthew Garand

La première étape consistait à apprendre à faire du ski de patin. Je suis une habituée du ski de fond classique, dans lequel on suit des sentiers balisés. Le ski de patin demande assurément plus d’énergie. La technique du pas de patineur rappelle celle du patin à glace.

Ensuite, c’était le temps d’essayer la carabine. J'ai imaginé toutes les façons dont les choses pourraient mal tourner. Je pense que Marie-Eve a senti ma peur, puisqu'elle m'a guidée pas à pas. Elle m'a montré comment tout fonctionnait sur un pistolet jouet. Quand j'ai pratiqué le tir pour la première fois, j'avais un pistolet Nerf!

Une fois que j’avais la vraie carabine entre les mains, je me sentais un peu plus confiante. Une fois que j'ai appuyé sur la gâchette pour la première fois, je me suis sentie beaucoup mieux. Il n'y a rien comme l'expérience pour faire tomber la peur! J'ai même fini par toucher la cible une fois!

Dans l'ensemble, cela a été une expérience formidable qui a permis une certaine croissance personnelle de mon côté. J'ai hâte à l'hiver prochain pour réessayer le ski de patin!

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