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La bulle atlantique et les bulles régionales Québec–N.-B. rouvriront d'ici le 19 avril

Des maisons colorées vues à l'envers à travers un globe.

La bulle atlantique vise à limiter les restrictions aux déplacements entre le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

La date du 19 avril a été confirmée. La bulle atlantique rouvrira d'ici là « à la condition que le nombre de cas de COVID-19 demeure peu élevé ». Les bulles régionales entre le Québec et le Nouveau-Brunswick seront de retour à pareille date pour les personnes vaccinées ou qui n'ont pas voyagé.

Les résidents du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador pourront circuler librement d'une province à l'autre sans avoir à s'isoler pendant 14 jours, a annoncé le Conseil des premiers ministres de l'Atlantique en début d'après-midi jeudi.

Quelques heures plus tard, la ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, a annoncé que les résidents d'Avignon, du Témiscouata et de Listuguj pourront eux aussi retrouver leurs bulles régionales respectives, s'ils ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19 ou s'ils n'ont pas voyagé hors de ces régions.

Entre soulagement et prudence

Plusieurs voix s'élevaient pour réclamer le retour de ces bulles régionales avec le Québec afin de maintenir des liens familiaux, commerciaux et touristiques qui sont vitaux.

Des élus du nord et du nord-ouest du Nouveau-Brunswick ont signifié leur soulagement après l'annonce de la ministre Shephard, tout en étant d'avis que cet assouplissement ne répond pas vraiment aux besoins des gens de la région.

Selon le maire de la Communauté rurale du Haut-Madawaska, Jean-Pierre Ouellet, cette bulle devrait être étendue jusque dans la région de Rivière-du-Loup, Kamouraska, minimum.

Du côté du Québec, les élus restent prudents. Le préfet de la MRC d'Avignon, Mathieu Lapointe, rappelle que les frontières du Nouveau-Brunswick sont un dossier difficile à suivre.

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, se demande pour sa part comment la province réussira à valider les exigences de vaccination ou de voyage. Interrogée à ce sujet en conférence de presse jeudi, la ministre Shephard est restée vague et a affirmé que des mesures de vérification pourraient s'appliquer.

Ailleurs dans les quatre provinces de l'est du pays, les réactions quant au retour de la bulle atlantique sont généralement favorables. Certains exploitants touristiques soulignent toutefois que bien que la bulle ait été bénéfique durant son ouverture de juillet à novembre l'an dernier, de nombreux touristes canadiens proviennent en temps normal de l'Ontario et du Québec.

Aucune date pour le reste du Canada

Par ailleurs, aucune date n'a été fixée dans l'une ou l'autre des quatre provinces pour la réouverture complète des frontières avec le reste du Canada.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a avancé mercredi soir que les frontières de la province avec le reste du Canada pourraient tomber en juillet, en fonction de la progression de la campagne de vaccination.

L'industrie touristique, notamment à Terre-Neuve-et-Labrador, demande un « signal clair » au gouvernement. Nous recommandons à la province de fixer une date et d'envoyer un signal clair à la population, peut-on lire dans un rapport sur le tourisme envoyé au bureau du premier ministre Andrew Furey.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick a quant à elle déclaré en conférence de presse jeudi que la province n'était pas prête à franchir cette étape pour le moment.

À l'heure actuelle, la réouverture de la bulle atlantique signifie que les Canadiens qui souhaitent et peuvent se rendre dans l'une des trois provinces maritimes n'auront à s'isoler qu'une première fois à leur arrivée. Ils pourront ensuite circuler librement entre le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse.

Terre-Neuve-et-Labrador, comme c'était déjà le cas l'été dernier, demande à tous les non-résidents de l'Atlantique de s'isoler, même s'ils ont déjà effectué une quarantaine dans les Maritimes.

Retour de la bulle atlantique avec T.-N.-L.

Les premiers ministres avaient d'abord évoqué la possibilité que Terre-Neuve-et-Labrador – qui se remet d'une éclosion de cas d'un variant du coronavirus –, ne rejoigne la bulle que dans un deuxième temps.

Ils se sont entendus lors d'une rencontre mercredi soir sur l'intégration de la province à la bulle au même moment que les autres, à condition que la situation sanitaire continue de s'améliorer.

Terre-Neuve-Neuve-et-Labrador a annoncé un seul nouveau cas de COVID-19 jeudi pour un total de 34 cas actifs. Comparativement, le Nouveau-Brunswick en comptait 48, la Nouvelle-Écosse, 17, et l'Île-du-Prince-Édouard, 4 lors son dernier bilan mardi.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

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