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Un tribunal ontarien refuse de rendre un cochon nain à sa propriétaire

Un cochon nain ou vietnamien mature.

Les cochons nains sont appréciés comme animaux de compagnie par certaines personnes.

Photo : La Presse canadienne / Carlos Giusti

Ezra Belotte-Cousineau

Un tribunal ontarien responsable des cas de maltraitance animale a statué qu'il maintient l'ordre de ne pas rendre un cochon nain nommé Tuna à sa propriétaire.

Le 13 janvier 2021, Erin Kamstra, de Shebandowan, dans le Nord de l'Ontario, s'est vue retirer la garde de son cochon nain, nommé Tuna.

Le retrait de Tuna a été effectué, car l'animal de compagnie se trouvait dans un état de détresse, selon Jeremy Gardiner, l'inspecteur de protection des animaux de l'Ontario.

Cependant, Mme Kamstra voulait récupérer son animal, et a fait appel de la décision en affirmant que le retrait de Tuna n'avait pas été effectué de façon légale.

Elle soutenait aussi que Tuna n'était pas en état de détresse.

Examen médical de Tuna

Le 7 janvier 2021, le médecin vétérinaire Dan Matyasovszky a examiné Tuna ainsi que le cadavre d'un autre cochon trouvé dans la grange de Mme Kamstra.

Le docteur a décrit Tuna comme étant «léthargique et maigre», ce qui est inhabituel pour un cochon nain.

La bête avait les côtes apparentes, des croûtes sur le pelage et des problèmes aux pattes notamment.

Selon le docteur Matyasovszky, l'autre animal serait mort de faim.

Il a expliqué qu'il faudrait certainement plusieurs mois pour qu'un tel animal meure de faim, ce qui a fort probablement généré énormément de douleurs et de stress, selon le vétérinaire.

Le tribunal maintient la décision de l'inspecteur

La Commission d'études des soins aux animaux de l'Ontario (CSA) a déterminé qu'au regard de la Loi de 2019 sur les services provinciaux visant le bien-être des animaux (Nouvelle fenêtre), le retrait de Tuna était légal et équitable.

De plus, le tribunal a retenu le constat de l'inspecteur qui indiquait que le cochon était bel et bien en état de détresse, contrairement à ce qu'affirmait Mme Kamstra.

Le tribunal conclut en indiquant qu'il y a une grande différence entre les visions des traitements infligés à l'animal de la part de l'inspecteur et de l'ancienne propriétaire.

Étant donné qu'il n'y a pas de base raisonnable pour croire que des soins appropriés ont été donnés à Tuna, le tribunal rejette l'appel d'Erin Kamstra et le cochon Tuna restera dorénavant loin d'elle.

Un chat et un chien sur une affiche où l'on donne le numéro d'une ligne téléphonique pour dénoncer la cruauté faite aux animaux.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le gouvernement de l'Ontario a en place des systèmes pour dénoncer les mauvais traitements faits aux animaux.

Photo : Radio-Canada / Source : Gouvernement Ontario

Un cochon mort dans la grange

Le 30 décembre 2021, l'inspecteur Jeremy Gardiner s'était rendu pour une seconde fois au domicile d'Erin Kamstra.

Dans la grange, il avait constaté la présence du cadavre d'un cochon, et celle de Tuna dans une autre partie du bâtiment.

Le cadavre de l'animal avait été retiré le jour même, selon les documents du tribunal.

Le lendemain, Jeremy Gardiner est revenu au domicile de Mme Kamstra pour retirer Tuna, mais le cochon n'était plus sur place.

C'est finalement le 6 janvier 2021, qu'à la suite d'un appel de dénonciation indiquant qu'un cochon se trouvait dans une résidence de Thunder Bay que monsieur Gardiner s'est rendu sur place.

Il s'agissait de la résidence du père d'Erin Kamstra.

Ce dernier avait alors lui-même remis Tuna aux mains des autorités.

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