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Les parents d'élèves seront vaccinés à Côte-Saint-Luc et dans Plamondon

Mylène Drouin, debout derrière des micros, tient un carton explicatif dans sa main gauche.

La directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, explique en conférence de presse comment se comporte le nouveau variant britannique dans la métropole.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Un projet pilote de deux semaines sera lancé lundi pour vacciner les parents d'enfants en garderie et d’élèves du primaire et du secondaire vivant à Côte-Saint-Luc et dans le quartier de Plamondon, à Montréal.

Cette décision a été prise dans le but d’éviter que le nouveau variant britannique de la COVID-19, qui a causé de nombreuses éclosions dans ces milieux récemment, se propage à d’autres quartiers montréalais grâce aux vecteurs que pourraient devenir les parents des enfants contaminés.

Selon la directrice régionale de santé publique de Montréal, la Dre Mylène Drouin, les parents d’environ 12 000 enfants sont concernés par cette vaccination et sont invités à prendre rendez-vous pour ce faire.

L’objectif principal du projet, c’est vraiment de couper la transmission domiciliaire dans ces quartiers, a expliqué la Dre Drouin.

On est à évaluer la possibilité d'inclure le personnel enseignant et des services de garde dans ce projet, a-t-elle ajouté. Des discussions sont en cours à cet effet avec la santé publique.

Quant aux frères et aux sœurs adultes de ces enfants, la santé publique montréalaise ne prévoit pas les vacciner, bien que certains cas d’exception puissent être examinés.

La santé publique a déterminé une trentaine d'écoles et une cinquantaine de services de garde où mener son projet pilote qui pourrait permettre de vacciner entre 10 000 et 15 000 personnes, selon Francine Dupuis, PDG adjointe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

Les résultats du projet pilote, qualifié d'expérimentation, feront ensuite l'objet d'une évaluation.

Précision

Le titre et l'amorce de ce texte ont été modifiés pour refléter le fait que ce sont les parents d'élèves et d'enfants des écoles et services de garde ciblés par la santé publique qui seront vaccinés, et non tous les parents d'élèves de Côte-Saint-Luc et Plamondon.

Appel à la vaccination du personnel des écoles

La stratégie de la santé publique de Montréal ne fait toutefois pas le bonheur de la Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ).

Son président, Stéphane Lapointe, s'explique mal l'exclusion des employés des écoles, qui prennent pourtant un risque énorme pour leur propre santé et celles de leurs proches en travaillant dans des milieux touchés par des éclosions.

Jugeant la situation « très inquiétante », M. Lapointe affirme que les autorités sanitaires montréalaises refuse[nt] de protéger le personnel qui est directement à risque.

Si elle refuse d'élargir son projet pilote au personnel des écoles primaires et secondaires, la santé publique devra être tenue responsable advenant une transmission du virus chez ces travailleuses et travailleurs, a-t-il déclaré, appelant du même souffle la Dre Drouin à revoir son plan de match.

Pour le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-François Roberge, il est évident que dans les quartiers où les parents d'enfants fréquentant les écoles seront vaccinés, les membres du personnel des écoles doivent eux aussi avoir accès aux vaccins, a-t-il indiqué sur Twitter, jeudi après-midi.

Circonscrire les éclosions

Côte-Saint-Luc et Plamondon comptent actuellement 26 % de tous les cas de nouveaux variants de l’île de Montréal.

Et alors que dans les autres quartiers montréalais les stratégies adoptées sont arrivées à contenir le virus, dans ces deux quartiers la transmission communautaire se poursuit, a commenté Mylène Drouin qui a toutefois dit ignorer la raison de ces difficultés.

Selon les informations que détient la santé publique, la majorité des cas dans ces secteurs se seraient propagés à partir des garderies et des écoles. À Côte-Saint-Luc, par exemple, 86 % de tous les cas de nouveaux variants recensés sont justement liés aux garderies ou aux écoles.

Mercredi, la Dre Drouin avait spécifié que des éclosions du nouveau variant avaient été observées dans certaines communautés culturelles spécifiques de Côte-Saint-Luc et de Plamondon. C'est peut-être pourquoi on a d'abord cru que le projet pilote était destiné uniquement aux écoles juives de ces secteurs, ce qui a conduit Mme Drouin à parler d'informations erronées.

La campagne de vaccination reste inchangée ailleurs à Montréal. Elle est pour le moment destinée aux personnes de 65 ans et plus.

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