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L'Agence européenne des médicaments maintient son appui au vaccin d’AstraZeneca

Le régulateur européen ne peut toutefois pas exclure un lien entre le vaccin et des problèmes de coagulation.

Une femme remplit une seringue à une fiole contenant le vaccin.

Le reportage de Normand Grondin

Photo : afp via getty images / Miguel Riopa

Radio-Canada

L'Agence européenne des médicaments (EMA) maintient que les avantages du vaccin contre la COVID-19 d'AstraZeneca l'emportent toujours sur les risques d'effets secondaires, malgré de rares cas de caillots sanguins constatés chez des personnes récemment vaccinées.

C'est ce qu'a fait savoir jeudi sa directrice générale, Emer Cooke, en dévoilant les conclusions d’une analyse du comité d’experts menée après que plusieurs pays européens eurent décidé de suspendre l'utilisation du vaccin en raison de craintes liées à des caillots sanguins.

Le comité est parvenu à une conclusion scientifique claire : il s'agit d'un vaccin sûr et efficace. [...] Ses avantages dans la protection des personnes contre la COVID-19, avec les risques associés de décès et d'hospitalisation, l'emportent sur les risques possibles.

Une citation de :Emer Cooke, directrice générale de l'EMA

Le comité d'experts note en fait que le nombre d’événements thromboemboliques signalés après la vaccination est plus bas que ce qui est attendu dans la population générale et conclut qu’il n’y a pas d’augmentation du risque global de caillot sanguin avec ce vaccin, a indiqué sa présidente, la Dre Sabine Straus. En fait, le vaccin réduit probablement ce risque, a-t-elle dit.

Les experts de l'EMA ne peuvent cependant pas exclure définitivement qu'il existe un lien entre le vaccin et ces troubles de la coagulation rares. En ce moment, les preuves que nous avons sont insuffisantes pour conclure avec certitude si ces effets secondaires sont causés par le vaccin ou non, a indiqué la Dr Straus.

Sur la base des preuves disponibles, et après des jours d'analyse approfondie – résultats de laboratoire, rapports cliniques, rapports d'autopsie et des informations supplémentaires des essais cliniques – nous ne pouvons toujours pas exclure définitivement un lien entre ces cas et le vaccin.

Une citation de :Emer Cooke, directrice générale de l'EMA

Les études visant à en apprendre plus sur ces événements rares se poursuivront donc, a précisé Mme Cooke. Entre-temps, un avertissement sera ajouté sur l'étiquette du produit afin que les professionnels de la santé et les personnes vaccinées puissent repérer et atténuer les effets secondaires possibles du vaccin.

Il demeure important que tous les effets secondaires soient suivis de près et rapportés pour que nous puissions les évaluer et voir s'il est nécessaire de mettre à jour l'information [sur le vaccin] et les avertissements sur des risques possibles, a encore dit la directrice générale de l'EMA.

Emer Cooke a souligné qu'il est inévitable que des maladies rares se déclarent chez des personnes qui viennent d'être vaccinées, et que le rôle du régulateur consiste précisément à enquêter sur ces cas, afin de déterminer s'il existe un lien de causalité ou s'il s'agit d'une coïncidence.

L'Organisation mondiale de la santé a pour sa part réitéré son appel à continuer d'utiliser le produit d'AstraZeneca. Son Comité consultatif mondial de la sécurité vaccinale (GACVS) doit publier vendredi un avis concernant ce vaccin.

Le laboratoire anglo-suédois a par ailleurs salué les conclusions de l'Agence européenne des médicaments. AstraZeneca continuera à travailler étroitement avec les autorités de santé, a-t-il réagi.

La France et l'Italie recommenceront à inoculer les doses d'AstraZeneca

Une quinzaine de pays européens, dont l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne, avaient suspendu l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca par mesure de précaution au cours des derniers jours.

Majoritairement reconfinée depuis lundi, l'Italie recommencera dès vendredi à utiliser le vaccin d'AstraZeneca, tout comme la France, l'Allemagne, la Bulgarie et la Slovénie.

D'autres pays s'y remettront la semaine prochaine, tels l'Espagne, le Portugal et les Pays-Bas.

La Norvège et la Suède ont toutefois choisi d'attendre la semaine prochaine, après avoir effectué leurs propres évaluations, avant de prendre une décision.

Une équipe médicale norvégienne a notamment affirmé avoir établi un lien entre le produit et des caillots sanguins observés chez des patients qui se sont retrouvés dans un état grave, voire qui sont morts, quelques jours après avoir reçu une première dose.

D'autres pays, dont le Canada, la Belgique et le Royaume-Uni – où plus de 11 millions de personnes ont reçu le vaccin d'AstraZeneca – ont décidé de continuer à l'utiliser.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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