•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des membres de l’APTS dénoncent le blocage des négociations avec Québec

Un homme dépose un sac de sable sur d'autres sacs érigés en mur, alors que des personnes aux couleurs de l'APTS manifestent.

Les membres de l'APTS participant à la manifestation ont érigé un mur de sacs de sable devant le bureau de circonscription de François Legault.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

La Presse canadienne

L'organisation syndicale APTS a dressé un véritable mur de sacs de sable devant le bureau de circonscription du premier ministre François Legault, mercredi midi, à L'Assomption.

L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) voulait ainsi illustrer le mur qui la sépare des offres gouvernementales pour renouveler les conventions collectives.

Près de 200 personnes ont ainsi manifesté pacifiquement, en érigeant ce mur de deux mètres de haut.

L'APTS représente 60 000 travailleurs, principalement des femmes, dans la santé et les services sociaux. Il s'agit d'une centaine de titres d'emploi : travailleuses sociales, psychologues, techniciennes en laboratoire, en imagerie médicale et autres, qui travaillent dans les établissements de santé et les centres jeunesse.

La négociation des conventions collectives avec le gouvernement du Québec dure depuis plus d'un an, et les discussions n'avancent guère, selon l'APTS.

La charge de travail est l'un des principaux points en litige. Véronic Lapalme, deuxième vice-présidente de l'APTS, parle de conditions de travail devenues insoutenables dans le réseau de la santé et des services sociaux.

Dans les centres jeunesse, par exemple, ses membres quittent pour le secteur privé, où les conditions de travail sont meilleures et les listes d'attente, moins longues.

Mandat de grève

À compter du 29 mars, l'APTS consultera ses 60 000 membres au cours d'assemblées générales sur un mandat de grève de 10 jours qui sera exercé au moment opportun.

Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous envisageons de débrayer, de réduire les examens effectués quotidiennement, le volume de tests traités en laboratoires ou le soutien offert à nos usagers, mais nous y sommes obligé(e)s pour assurer la qualité de ces services à long terme, a soutenu Mme Lapalme.

Nous sommes désormais acculé(e)s au pied du mur, a-t-elle ajouté.

Le gouvernement du Québec a déjà conclu une entente de principe sur les conditions de travail avec les infirmières de la FIQ (Fédération interprofessionnelle de la santé), mais sur la question salariale, l'alliance FIQ-APTS n'est pas encore parvenue à un accord.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !