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Alumineries : Marc-Urbain Proulx plaide pour une alliance avec la Côte-Nord

Marc-Urbain Proulx

Marc-Urbain Proulx est le directeur du programme de cycles supérieurs en interventions régionales à l'UQAC.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Professeur en économie régionale à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Marc-Urbain Proulx préconise une alliance entre les élus de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour s'assurer que toute future aluminerie soit construite dans une de ces deux régions.

Le directeur du programme de cycles supérieurs en interventions régionales craint l'avènement d'une aluminerie dans l'est de Montréal dans un avenir rapproché. M. Proulx croit que les alumineries devraient être implantées là où se trouvent les ressources hydroélectriques.

Les alumineries, c'est la Côte-Nord et le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Alors d'avoir une alliance comme ça, qui s'affirmerait clairement, avec un groupe de pression et des porte-paroles sur la place publique, ça permettrait au gouvernement de faire attention avant de nous amener une aluminerie dans l'est de Montréal là où est le danger actuellement. L'est de Montréal est en friche, les lignes d'Hydro-Québec se rendent jusqu'au poste Bout-de-l'Île et là ils ont de l'énergie. J'ai peur de me réveiller un matin avec une manchette comme quoi un ministre puissant de Montréal a réussi à convaincre une aluminerie de s'installer là-bas, a exprimé l'économiste.

Marc-Urbain Proulx a tenu ces propos alors qu'il était invité par la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord à dresser le bilan des 20 ans de la fusion municipale de Saguenay.

Selon lui, il faut bien attirer de grands projets pour relancer l'économie, mais il faut d'abord et avant tout miser sur les forces de la région plutôt que d'attendre des miracles d'investisseurs étrangers. Il a rappelé que depuis qu'Alcan a été achetée par Rio Tinto, dont le siège social se trouve à Londres, la région a perdu son pouvoir d'influence pour obliger la multinationale à remplir ses engagements.

Avec des informations de Jean-François Coulombe

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