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Les entreprises craignent la troisième vague

Deux femmes marchent devant un bar de Toronto dont la terrasse a été couverte.

Les bars et restaurants de Toronto ne peuvent pas servir de clients à l'intérieur depuis le mois d'octobre.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Encore en plein confinement à Toronto, de nombreuses entreprises craignent que la récente hausse de cas de COVID-19 dans la province entraîne de nouvelles restrictions.

La ville de Toronto est passée en zone grise le 8 mars. Depuis, les commerces de détail ont pu rouvrir au public après près de quatre mois de fermeture, mais bien d’autres entreprises, comme les salles à manger des restaurants et les salons de coiffure, sont toujours fermées.

Les récentes données de la province ne donnent aucun signe d’encouragement aux entrepreneurs qui supplient le gouvernement de leur venir en aide.

Selon les projections de l’association torontoise des zones d’amélioration des affaires (TABIA), environ le tiers des entreprises ne survivront pas à la pandémie.

Son directeur général, John Kiru, souhaite que le gouvernement Ford priorise une approche équilibrée, mettant à l'avant-plan la reprise économique. Le tout en considérant que Toronto a été placée en confinement l’automne dernier et que les restrictions ont à peine été assouplies depuis.

On a fait notre part et on va continuer de la faire, mais il doit y avoir un équilibre. Il faut nous communiquer les données qui justifient que les petites entreprises soient fermées.

Une citation de :John Kiru, directeur général, association torontoise des zones d’amélioration des affaires

Difficile de planifier pour les prochains mois

Après un an de restrictions, ce n’est pas tant la peur, que la fatigue qui submerge Shamez Amlani. Il est propriétaire des restaurants Drom Taberna et La Palette au centre-ville de Toronto.

Les gens commencent à devenir très fâchés et fatigués. Je ne sais pas comment on peut survivre à une troisième vague. On attend les nouvelles tous les jours.

Une citation de :Shamez Amlani, propriétaire des restaurants Drom Taberna et La Palette
Shamez Amlani derrière le bar du restaurant La Palette.

Shamez Amlani, le propriétaire des restaurants La Palette et Drom Taberna, dans le centre-ville de Toronto

Photo : Gracieuseté de Shamez Amlani

Shamez Amlani n'a pas de grosses attentes pour les prochains mois. En permettant un nombre de places limité à l'intérieur et sur la terrasse, il estime qu'il n'atteindra que 20 % du chiffre d'affaires qu'il faisait avant la pandémie.

Pascal Vernhes, un autre restaurateur de Toronto, a de la difficulté à se projeter dans l’avenir en considérant que de nouvelles restrictions pourraient être annoncées à tout moment. Il se prépare tout de même à ouvrir sa terrasse le 15 mai dans le cadre du programme CaféTO de la Ville.

Un homme.

Le restaurant de Pascal Vernhes est établi dans le quartier du petit Portugal de Toronto depuis cinq ans.

Photo : Radio-Canada

En fonction des zones ça ouvre, ça referme, on ne sait jamais ce qui va se passer dans les 15 prochains jours.

Une citation de :Pascal Vernhes, propriétaire du restaurant Le Baratin

Rouvrir à quel prix?

Le président de l’Association des restaurants des hôtels et motels de l’Ontario, Tony Elenis, demande à la province de revoir son approche qu’il qualifie de punitive envers certains secteurs.

Selon lui, il est possible de rouvrir les restaurants en toute sécurité en respectant des protocoles sanitaires stricts. Si les gens n’ont nulle part où se rassembler dans un environnement contrôlé, ils vont le faire ailleurs, et c’est ce qui se passe, affirme-t-il.

Cette menace de troisième vague va pousser les entreprises à la limite. Plusieurs sont fermées depuis octobre.

Une citation de :Tony Elenis, président, Association des restaurants des hôtels et motels de l’Ontario

Des discussions sont en cours entre le gouvernement Ford, la Ville de Toronto et la région de Peel pour assouplir certaines restrictions en zone grise.

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