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Commission en déontologie policière : Gilbert Vollant reconnaît les actes reprochés

Une enseigne du SPUM.

LE SPUM est responsable de la sécurité publique dans les communautés de Uashat et de Mani-utenam (archives).

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Un revirement de situation est survenu mercredi matin aux audiences du comité en déontologie policière de cinq agents de la Sécurité publique de Uashat mak Mani-utenam (SPUM). L’ancien directeur adjoint du corps policier innu, Gilbert Vollant, a reconnu l’entièreté des chefs de citation qui lui étaient reprochés.

Ces dix chefs de citation étaient en lien avec la gestion d’une trousse médico-légale dans un dossier d’agression sexuelle présumée en 2010.

La trousse en question a été détruite sans jamais avoir été analysée.

Les avocats de la partie policière et l’avocate du Commissaire en déontologie policière doivent maintenant s'entendre sur la sanction qui sera donnée à l’ancien policier.

Gilbert Vollant dans un bureau

Gilbert Vollant est un ancien directeur adjoint de la Sécurité publique de Uashat mak Mani-utenam.

Photo : Radio-Canada

Une période d'inhabilité est généralement la sanction imposée lorsqu’il s’agit d’un policier qui n’est plus en fonction comme M. Vollant, explique la porte-parole au Commissaire à la déontologie policière, Marie-Ève Bilodeau.

Quand on dit des mois d'inhabilité, c’est comme si on dit : "vous ne pouvez plus être policier, même si vous avez le goût demain de vous retrouver un emploi comme policier, vous ne pouvez plus l’être". Alors ça peut varier à des mois d’inhabilité ou à la sanction la plus importante, qui est la destitution, précise Mme Bilodeau.

Retrait des chefs de l'agent Bérubé

L’agent de la SPUM Pascal Bérubé faisait également face à des chefs de citation pour la gestion de la trousse médico-légale au cœur du procès en déontologie.

Comme Gilbert Vollant a reconnu sa responsabilité dans la gestion inadéquate de cette pièce à conviction, la Commission de déontologie policière a retiré ses reproches envers l’agent Bérubé.

Le sergent Pascal Bérubé du SPUM.

Le sergent Pascal Bérubé du SPUM.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

À partir du moment où Gilbert Vollant prend l’entièreté de la responsabilité de la trousse médico-légale, on ne peut pas imputer la responsabilité à deux personnes en même temps. Donc Gilbert Vollant prenant la responsabilité, à ce moment, on retire tous les chefs à l’endroit de Pascal Bérubé, indique Marie-Ève Bilodeau.

Les audiences se poursuivent

Les audiences virtuelles du Comité de déontologie policière présidées par Lysane Cree reprennent jeudi.

Les policiers Guy Olivier et Raynald Malec ainsi que l’ancien directeur de la SPUM Normand Ambroise s'exposent aussi à des sanctions déontologiques.

L'absence d'actions nécessaires et le manque de suivi du dossier lié à la présumée agression sexuelle en 2010 sont notamment les actes reprochés.

Normand Ambroise sera appelé à témoigner jeudi matin.

Ces audiences en déontologie policière surviennent à la suite d'une enquête demandée par le ministère de la Sécurité publique en 2017.

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