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Les cas de réinfection à la COVID-19 sont rares et touchent surtout les 65 ans et plus

Des épidémiologistes ont publié des données exhaustives sur les cas de réinfection à la COVID-19 au Danemark.

Un homme et une femme portant des masques marchent dans la rue.

Un homme et une femme portant des masques marchent dans la rue.

Photo : iStock

La vaste majorité des personnes qui ont eu la COVID-19 sont protégées contre une nouvelle infection pendant au moins six mois, mais les aînés sont plus susceptibles d'être réinfectés, montre une étude publiée dans The Lancet (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Les travaux de l’épidémiologiste danois Steen Ethelberg et de ses collègues de l’Institut Statens Serum montrent que seulement 0,65  % des personnes ayant contracté une première fois la COVID-19 ont présenté un second résultat positif en 2020.

Toutefois, si une infection antérieure confère aux moins de 65 ans une protection d'environ 80 % contre une réinfection, elle n'est que de 47 % pour les personnes plus âgées.

Notre étude confirme ce qu'un certain nombre d'autres études laissaient à penser : la réinfection par la COVID-19 est rare chez les personnes jeunes et en santé, mais les personnes âgées ont plus de risques de l'attraper à nouveau, explique l’épidémiologiste.

Ces travaux suggèrent en conséquence que les personnes qui ont eu le virus soient quand même vaccinées, car la protection naturelle ne serait pas suffisante, en particulier pour les aînés. L'étude témoigne ainsi de l'importance des mesures mise en place pour les protéger.

Repères

  • Au 17 mars 2021, pas moins de 120 691 000 personnes ont été infectées par la COVID-19 et plus de 2 670 000 en sont mortes.

Il faut noter que ces travaux se sont concentrés sur la souche originale de la COVID-19. D'autres études sont donc nécessaires pour évaluer les risques de réinfection avec les variants.

Les auteurs n'ont par ailleurs trouvé aucune preuve que la protection contre une réinfection à la COVID-19 s'affaiblissait dans les six mois suivant une première infection. La COVID-19 n'ayant été identifiée qu'en décembre 2019, la période d'immunité conférée par l'infection reste en fait à déterminer.

Selon la Dre Daniela Michlmayr, qui a participé à l’étude, il a été montré que les coronavirus étroitement apparentés [au SRAS-CoV-2] que sont le SRAS et le MERS confèrent tous deux une protection immunitaire contre la réinfection qui peut durer jusqu'à trois ans, mais [qu'il] est nécessaire de poursuivre l'analyse de la COVID-19 pour comprendre ses effets à long terme sur le risque que courent les patients d'être à nouveau infectés.

Les auteurs reconnaissent que leur étude a certaines limites puisque les données cliniques détaillées ne sont obtenues que si les patients sont admis à l'hôpital, ce qui exclut les personnes atteintes de la COVID-19 n'ayant pas eu besoin d'être hospitalisées.

Pour cette raison, il n'a pas été possible d'évaluer si la gravité des symptômes de la COVID-19 joue un rôle dans la réinfection des patients.

Dans un commentaire publié en marge de l’étude, les chercheurs britanniques Rosemary Boyton et Daniel Altmann, de l'Imperial College London, affirment que comparativement aux rapports de cas de réinfection plus formels [...] qui font apparaître la réinfection comme un événement extrêmement rare, plusieurs personnes trouveront les données rapportées par les collègues danois relativement alarmantes.

Une protection de seulement 80 % contre la réinfection en général, diminuant à 47 % chez les personnes âgées de 65 ans et plus, ce sont des chiffres plus inquiétants que ceux offerts par les études précédentes.

Une citation de :Rosemary Boyton et Daniel Altmann

Ces données sont autant d'indices que, pour le SRAS-CoV-2, l'immunité protectrice par l'intermédiaire d'infections naturelles pourrait ne pas être à notre portée et qu'un programme de vaccination mondial avec des vaccins à haute efficacité est la solution durable, ajoutent les Britanniques.

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