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Le docteur Leduc a recommandé le maintien du Bas-Saint-Laurent en zone orange

Le docteur Sylvain Leduc.

Le docteur Sylvain Leduc offre un point de presse mercredi. (archives)

Photo : Radio-Canada

Le directeur régional de santé publique du Bas-Saint-Laurent, le docteur Sylvain Leduc, confirme qu’il a conseillé au directeur national de santé publique de laisser le Bas-Saint-Laurent encore quelque temps en zone orange. Sa décision se base notamment sur la présence du variant dans la région.

Le directeur régional de santé publique rappelle que la décision de changer le palier d'alerte des régions du Québec est prise par le gouvernement, sous recommandations du directeur national et des directeurs régionaux de santé publique.

C'est une décision que je soutiens entièrement.

Une citation de :Sylvain Leduc, directeur régional de santé publique

Le docteur Leduc soutient que la situation épidémiologique du Bas-Saint-Laurent demeure volatile et peut encore changer d'un jour à l'autre.

Il compare la situation à celle qui a prévalu dans les dernières semaines au Saguenay–Lac-Saint-Jean qui a connu plusieurs semaines avec peu de cas quotidiens avant de connaître une augmentation rapide du nombre d'infections en lien avec la présence d'un variant.

Sylvain Leduc précise aussi que 45 cas sont toujours actifs au Bas-Saint-Laurent, dont deux sont liés à des variants du SRAS-CoV-2. Il ajoute que les personnes infectées ont eu de nombreux contacts et qu'il en résulte que 168 personnes ont été placées en isolement.

Une situation différente de celle de la Gaspésie et de la Côte-Nord

Le docteur Leduc martèle aussi que la situation qui prévaut au Bas-Saint-Laurent est différente de celle qui a cours sur la Côte-Nord et en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine qui, elles, passeront au palier d'alerte jaune le 26 mars.

Il ajoute que ces deux régions ne présentent pas de cas liés à des variants.

De plus, la proportion de résidents vaccinés sur la Côte-Nord et en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine est plus grande que celle du Bas-Saint-Laurent. Le docteur Leduc soulève que 20 % de la population nord-côtière a maintenant reçu une première dose du vaccin contre la COVID-19, alors que 7 % des Bas-Laurentiens seulement ont reçu une première dose.

La raison de cet écart vient du fait que le Bas-Saint-Laurent a reçu moins de doses du vaccin que d'autres régions puisqu'il ne s'agit ni d'une région qui compte un grand nombre de cas actifs ni d'une région éloignée.

Le docteur Leduc précise toutefois que, si tout va bien, 20 % de la population du Bas-Saint-Laurent devrait avoir reçu sa première dose d'ici la mi-avril.

Ce sera une couverture qui permettra de mieux assumer les risques qui viennent avec des assouplissements, estime-t-il.

Le docteur Leduc souligne aussi que la recrudescence des cas, notamment liés à des variants qui s'observent dans les régions de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale, situées à la frontière ouest de la région a aussi influencé sa décision.

La Gaspésie est située plus loin de Chaudière-Appalaches et de Québec que le Bas-Saint-Laurent, soulève Sylvain Leduc.

Le docteur Leduc soutient également que les contacts entre les résidents bas-laurentiens vont augmenter, même si la région reste en zone orange.

Les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire retourneront notamment en classe à temps plein et plus de joueurs seront admis le 26 mars dans la pratique de certains sports, selon le plan présenté vendredi par la ministre Isabelle Charest.

Selon Sylvain Leduc, il est important de réduire la circulation du virus pour éviter de devoir placer des classes en isolement.

Le morcellement de la région non envisagé

Plusieurs élus demandent au directeur régional de santé publique d'envisager de scinder le Bas-Saint-Laurent en deux pour permettre des assouplissements des mesures sanitaires dans la portion est de la région qui enregistre moins de cas de COVID-19.

Sylvain Leduc rappelle aussi que le gouvernement refuse de morceler les régions par MRC et que les changements de paliers d'alerte se feront désormais en région entière seulement.

Le gouvernement nous a bien dit "cette fois-ci, on y va en blocs de régions. Alors, c'est ce qui a fait que, pas que pour notre région, pour toutes les régions sociosanitaires autour de la région de Montréal, malgré la variabilité qu'il y a, elles ont le même code de couleur, de palier d'alerte pour une région unique, précise-t-il.

À ce propos, le docteur Leduc a affirmé, en conférence de presse mercredi après-midi, qu'il ne fait pas de politique.

Je comprends les gens qui ont hâte. On a tous hâte, j'en fais partie. Maintenant, il y a aussi, dans le processus de décision, un processus qui peut être contesté par des partis politiques qui ne font pas partie du gouvernement. Et ça, ça fait partie de la joute politique à laquelle je ne veux pas être associé. Je la trouve normale dans les circonstances, mais elle n'est pas inhabituelle, poursuit-il.

Ce commentaire a fait bondir le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé.

Le député péquiste déplore que La Matanie, La Matapédia et La Mitis ne fassent pas partie des secteurs qui passent au jaune malgré leur faible nombre de cas.

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