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La Fonderie Horne a diminué ses émissions d’arsenic en 2020

La Fonderie Horne à Rouyn-Noranda.

La Fonderie Horne à Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Les émissions d’arsenic de la Fonderie Horne à Rouyn-Noranda ont diminué de façon significative au cours de la dernière année.

La concentration d'arsenic dans l’air enregistrée à la station légale située près de la fonderie a été de 69 nanogrammes par mètre cube en 2020. En 2019, le taux était de 130 nanogrammes par mètre cube. La Fonderie Horne a présenté ses résultats aux médias mercredi avant-midi.

Pour ce qui est des autres stations légales, on a noté une moyenne de 16 nanogrammes par mètre cube à l’aréna Iamgold, 6 nanogrammes par mètre cube à l’hôtel de ville et de 3 nanogrammes par mètre cube près de l’ancienne laiterie Dallaire.

Pour l’entreprise, il s’agit d’un signe que les modifications apportées au cours des dernières années ont porté leurs fruits.

L’entreprise a notamment mis en opération à la fin 2019 un nouveau système de captation des gaz.

La Fonderie Horne atteint donc l’objectif fixé dans l’entente d’attestation d’assainissement signé avec le gouvernement, soit d’abaisser le taux sous les 100 nanogrammes d’ici 2022.

La surintendante en environnement, Marie-Élise Viger, affirme que l’objectif est de maintenir la donnée sous les 100 nanogrammes en 2021.

Nous on vise le plus bas possible. On met tout en place ce qu’on peut, on développe des projets innovants pour baisser la mesure qu’on a, de dire si on peut atteindre le 3 nanogrammes et quand on ne peut pas le dire, mais ce qu’on peut vous dire, c’est que les efforts n’arrêtent pas, a répondu Marie-Élise Viger lorsque questionnée à savoir s’il était envisageable d’atteindre un jour la norme québécoise de 3 nanogrammes par mètre cube.

Le membres du comité Arrêt des rejets des émissions toxiques (ARET) à Rouyn-Noranda ont fait savoir par communiqué qu’ils se réjouissent de cette baisse.

Mireille Vincelette.

Mireille Vincelette, membre du comité ARET (archives)

Photo : Radio-Canada

Le comité déplore toutefois qu’il ait fallu autant de temps avant que la captation des gaz dans le secteur des anodes soit mise en place puisque, selon le comité, cette solution avait déjà été identifiée comme étant efficace en 2005.

On souhaite que le rythme de réduction actuel se poursuive afin que la population, nos enfants, puissent respirer sans ingérer autant de contaminants néfastes pour leur santé et leur développement, a commenté la porte-parole Mireille Vincelette par communiqué de presse.

Le comité ARET rappelle tout de même qu’il s’agit d’une moyenne et que la population est exposée à des concentrations d’arsenic beaucoup plus élevées à certains moments.

À 69 ng/m3, on est encore loin de la norme de 3 ng/m3. Avec un niveau d'émission moyen de 23 fois la norme provinciale, c'est comme rouler à plus de 600 km/h dans une zone de 30 km/h , commente Valérie Fournier, aussi porte-parole du comité.

Comité interministériel

Les recommandations du comité interministériel chargé d’analyser le plan d’action de la Fonderie Horne pour diminuer ses émissions d’arsenic se font toujours attendre plus d’un an après sa création.

La Fonderie Horne à Rouyn-Noranda.

Un comité interministériel avait été fondé en 2019, mais n'a toujours pas rendu son rapport.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

L’entreprise a tout de même décidé d’aller de l’avant avec certains projets. On a eu des discussions avec le gouvernement. On nous a demandé d’initier la mise en place de certains projets dans le plan qu’on a déposé, c’est ce qu’on a fait puis nous on est convaincu que le plan qu’on a déposé est un plan robuste qui répond aux attentes de déposer des projets de réductions à court, moyen et long terme, donc on est très confiant que la réponse du ministre sera favorable, affirme la coordonnatrice en communications de la Fonderie Horne, Stéphanie Lemieux.

Les projets

Parmi les projets entamés, on retrouve le projet Velox, qui vise à diminuer de 20 % les émissions d’ici 2024.

La construction est presque achevée, on va faire la mise en service ensuite de tout le système, il va y avoir des correctifs à faire, évidemment, c’est toujours le cas dans des projets comme ça. Ensuite il sera en mise en service complète, donc on va ajouter du métal en fusion dans le système puis faire les différents essais, affirme Donald Piché, directeur entretien, ingénierie et projets stratégiques à la Fonderie Horne.

Dans d’autres cas, l’échéancier de certains travaux d’amélioration a été revu en raison de la pandémie, selon Donald Piché. C’est le cas de la zone de transition qui devait être réalisée en 2022, mais qui a été repoussée en 2024. Le pavage des voies de circulation qui était prévu de 2020 à 2022 a aussi été repoussé de deux ans. Le projet d’augmenter l’espace intérieur d'entreposage des concentrés est pour sa part reporté d’un an, soit en 2022-2023.

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