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L'OMS réitère son appui au vaccin d'AstraZeneca

« La vaccination contre la COVID-19 ne va pas réduire les maladies ou les morts attribuables à d’autres causes », affirme l'agence onusienne. « Il est connu que des événements thromboemboliques surviennent souvent. »

« Pas de vaccination AstraZeneca aujourd'hui », peut-on lire sur une affiche apposée sur porte vitrée. En arrière-plan, un homme masqué est assis.

Un homme est assis dans une clinique de vaccination de Saint-Jean-de-Luz, en France, devant laquelle a été apposée une affiche annonçant la suspension de l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca.

Photo : La Presse canadienne / AP/Bob Edme

Radio-Canada

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) continue de préconiser l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca dans les campagnes de vaccination contre la COVID-19, suspendues dans plusieurs pays européens en raison de cas de caillots sanguins.

Pour le moment, l’OMS considère que les avantages du vaccin d’AstraZeneca l’emportent sur ses risques, et recommande que la vaccination continue, indique-t-elle dans une déclaration publiée mercredi matin.

L’agence onusienne prend acte que de nombreux pays européens ont choisi de suspendre temporairement l’utilisation de ce vaccin par mesure de précaution, en raison de rares maladies de la coagulation du sang chez des personnes vaccinées.

Elle note cependant que d’autres pays membres de l’Union européenne qui ont pris en compte les mêmes informations n’ont pas suivi le mouvement.

La vaccination contre la COVID-19 ne va pas réduire les maladies ou les morts attribuables à d’autres causes. Il est connu que des événements thromboemboliques surviennent souvent. Les thromboembolies veineuses sont la troisième maladie cardiovasculaire en importance au monde.

Une citation de :Extrait de la déclaration de l'OMS

L’OMS argue qu’il est normal que des campagnes de vaccination de masse donnent lieu à des signalements d’effets secondaires potentiels.

Cela ne signifie pas nécessairement que ces événements sont liés à la vaccination, mais les mettre sous enquête constituent une bonne pratique. Cela montre aussi que le système de surveillance fonctionne et que des contrôles efficaces sont en place, souligne-t-elle.

L’OMS précise que ses experts continuent tout de même d'évaluer les données concernant les problèmes de santé rencontrés par quelques personnes ayant reçu le vaccin d’AstraZeneca, et qu’elle publiera ses conclusions une fois que cet examen sera terminé.

L'agence onusienne avait déjà indiqué lundi qu'elle préconisait toujours l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca, en spécifiant que ses experts allaient se pencher sur son innocuité mardi.

Les pays de l'Union européenne qui ont temporairement cessé d'utiliser le vaccin, dont la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne, attendent de connaître les conclusions d'une enquête actuellement en cours à l'Agence européenne des médicaments (EMA) pour déterminer s'ils vont continuer à s'en servir.

Un comité d'experts du régulateur européen se penche depuis mardi sur des cas d'effets secondaires plausibles ou possibles attribuables au vaccin d'AstraZeneca. Ses conclusions doivent être communiquées jeudi.

Ils cherchent à déterminer si les cas de caillots sanguins signalés chez un petit nombre de personnes qui venaient de le recevoir sont une coïncidence ou un réel effet secondaire, a expliqué mardi la directrice générale de l'agence, Emer Cooke.

Jusqu'à nouvel ordre, il n'y a aucune preuve que des vaccins ont pu causer ces problèmes de caillots sanguins, qui n'avaient pas davantage été répertoriés lors des essais cliniques du vaccin, a-t-elle dit.

Nous sommes toujours fermement convaincus que les avantages du vaccin AstraZeneca dans la prévention de la COVID-19, avec son risque associé d'hospitalisation et de décès, l'emportent sur le risque de ces effets secondaires, a d'ailleurs plaidé Mme Cooke.

Des agents des services frontaliers sont près d'une palette soutenant une cargaison sur le tarmac d'un aéroport.

500 000 doses du vaccin d'AstraZeneca-Oxford fabriqué par l'Institut Sérum, en Inde, sont arrivées au Canada le 3 mars. Des milliers de Canadiens l'ont reçu depuis.

Photo : Agence des services frontaliers du Canada/Le studio Neuf

Le Canada n'a pas suivi le mouvement qui s'est développé en Europe et continue de défendre l'innocuité du vaccin d'AstraZeneca.

Le Comité consultatif national de l'immunisation recommande même depuis mardi de l'utiliser pour tous les adultes canadiens. Dans un premier avis, il avait préconisé de ne pas l'utiliser pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

Le vaccin de Johnson & Johnson jugé efficace contre les variants

Le vaccin contre la COVID-19 de la pharmaceutique américaine Johnson & Johnson est recommandé même dans les pays où circulent les variants du coronavirus plus contagieux, ont par ailleurs indiqué mercredi les experts de l'OMS.

L'agence onusienne a homologué ce vaccin vendredi dernier, soit une semaine après que Santé Canada eut autorisé d'urgence son utilisation au pays. Il a aussi reçu le feu vert des autorités américaines, européennes et sud-africaines.

Dans les pays où la propagation des variants est élevée et dans les pays où nous disposons maintenant d'informations sur l'utilisation de ce vaccin pour contrôler le SARS-CoV-2 causé par ces variants, nous vous recommandons de l'utiliser, a déclaré en conférence de presse Alejandro Cravioto, président du Groupe stratégique consultatif d'experts (SAGE) sur la vaccination de l'OMS.

Globalement, après avoir examiné les données, nous disposons d'un vaccin qui s'avère sûr, a-t-il ajouté, en ajoutant que le vaccin était recommandé dès 18 ans, et sans limite d'âge.

Le vaccin de Johnson & Johnson (ou Janssen, du nom de la filiale qui l'a développé) est le premier à ne nécessiter qu'une seule injection au lieu de deux, en plus de pouvoir être stocké à des températures de réfrigérateur.

Le groupe pharmaceutique s'est aussi engagé à le vendre à prix coûtant.

Les experts soulignent qu'un intervalle minimum de 14 jours doit être respecté entre l'administration de ce vaccin et de tout autre sérum protégeant contre d'autres maladies.

Ce vaccin ne va pas changer la donne à lui seul, mais c'est une arme supplémentaire dans la lutte contre la pandémie, a affirmé Annelies Wilder-Smith, conseillère technique au secrétariat du groupe SAGE.

Le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, dit espérer que le mécanisme international COVAX reçoive le plus vite possible 500 millions de doses du vaccin de Johnson & Johnson. Bruce Aylward, un conseiller du directeur général, a précisé espérer les premières doses en juillet ou même avant.

Plusieurs hommes armés et en treillis militaires entourent une palette sur laquelle on peut voir une boîte avec l'étiquette COVAX.

Les Palestiniens ont reçu mercredi leur première livraison de vaccins par l’entremise du dispositif COVAX destiné aux régions défavorisées. 60 000 doses des vaccins Pfizer-BioNTech et AstraZeneca sont arrivées à Naplouse. Selon l'Autorité palestinienne, qui siège en Cisjordanie occupée, elles seront d’abord administrées aux personnes de 75 ans et plus, aux malades souffrant d'un cancer et au personnel médical.

Photo : Getty Images / AFP/JAAFAR ASHTIYEH

Selon le directeur scientifique de l'entreprise américaine, Paul Stoffels, le vaccin Johnson & Johnson est le premier qui a été étudié à très grande échelle (environ 40 000 personnes) y compris sur les variants.

Il a été testé lors d'essais cliniques sur des personnes âgées de 18 ans ou plus dans plusieurs pays, notamment les États-Unis, le Mexique, le Brésil et l'Afrique du Sud.

Il est efficace à 66,9 % contre la COVID-19, selon les experts de l'OMS.

En Afrique du Sud, où un variant davantage transmissible est largement répandu, des efficacités similaires à celles observées aux États-Unis ont été observées, indiquent les experts, citant des taux d'efficacité de 64 % contre les formes modérées à sévères de la maladie et de 81,7 % contre ses formes graves.

Au Brésil, également touché par un variant qui préoccupe les experts, le vaccin a prouvé son efficacité, avec des taux de 68,1 % face aux formes modérées à sévères de la maladie et de 87,6 % pour les formes graves.

Avec les informations de Agence France-Presse

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